Le rien n'est pas arrivé là par hasard, il a forcément été créé. Vous connaissez-tous le proverbe: On n'a rien sans rien. Supposons que Dieu était là depuis toujours


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

SENTIMENTS, NATURE, CITATIONS, LA POÉSIE ET SECOURISMES.

Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

L'hippocampe feuille ou dragon de mer feuillu (Phycodurus eques) est une espèce de poisson marin apparenté à l'hippocampe, originaire du sud des côtes australiennes où il est protégé. C'est le seul représentant du genre Phycodurus.

La nébuleuse de la Tête de Cheval, officiellement connue sous le nom de Barnard 33 (IC 434 désigne la nébuleuse émissive à l'arrière-plan), est une nébuleuse obscure dans la constellation d'Orion. La nébuleuse est située juste en dessous d'Alnitak (ζ Ori), l'étoile la plus à l'est de la ceinture d'Orion.

Répartition géographique
Le dragon de mer feuillu est présent près des côtes du sud et de l'ouest de l'Australie, généralement dans des eaux tempérées peu profondes.

Découverte
Cette nébuleuse, située à 1600 années-lumière a été découverte pour la première fois en 1888 par Williamina Fleming sur une plaque photographique prise à l'observatoire du Harvard College et observée depuis par les télescopes spatiaux Hubble et Herschel.

Morphologie
Détail de la tête.

Son nom provient de son apparence, il possède de longues protubérances en forme de feuilles présentes sur tout le corps. Ces protubérances ne servent pas à la propulsion et ne sont qu'un camouflage. Le dragon des mers feuillu se propulse au moyen d'une nageoire pectorale, sur le dessus de son cou, et d'une nageoire dorsale, plus près de l'extrémité de sa queue. Ces petites nageoires sont presque entièrement transparentes et difficiles à voir tant elles ondulent minutieusement pour mouvoir la créature tranquillement dans l'eau, participant à l'illusion d'une algue ondoyante. Pour se camoufler, il possède des appendices imitant les feuilles des sargasses, des algues brunes fréquentes dans leur milieu. Il peut également changer de couleur pour se fondre dans son environnement, mais cette capacité s'appuie sur l'alimentation du dragon des mers, l'âge, le lieu et le niveau de stress. Il peut être de couleur verte, jaune ou même rouge1.

Tout comme l'hippocampe, le nom du dragon des mers feuillu est dérivé de sa ressemblance avec une autre créature (dans ce cas, une créature mythique). Il est légèrement plus grand que la plupart des hippocampes, les plus gros spécimens observés avoisinant les 45 centimètres. Le dragon des mers feuillu a un long bec et de petites nageoires qui en font une proie facile pour ses prédateurs.

Le dragon de mer feuillu est lié aux syngnathes et appartient à la famille des Syngnathidés, comprenant les hippocampes. Il diffère de l'hippocampe dans l'apparence, la forme de locomotion, et son incapacité à saisir les choses avec sa queue. Une espèce parente est le dragon de mer phylloptère, qui est multicolore et imite des algues avec ses nageoires, mais est plus petit que le dragon des mers feuillu.


Birch Aquarium16.jpg
DSC28212, Leafy Sea Dragon, Monterey Bay Aquarium, Monterey, California, USA (8315353423).jpg

Description

Elle est facilement reconnaissable par la forme en tête de cheval qui lui a donné son nom et qui se découpe dans la nébuleuse. En effet, derrière la nébuleuse se trouve de l'hydrogène qui, ionisé par l'étoile brillante proche Sigma Orionis, donne une couleur rouge. L'obscurité de la tête de cheval est causée par la présence d'un nuage dense de gaz et de poussière. Cette dernière absorbe fortement le rayonnement visible émis par le gaz ionisé d'arrière-plan (rouge sur la photo).

À la base de la tête, on trouve de jeunes étoiles en cours de formation.

Elle fait partie d'un grand nuage moléculaire sombre qui est aussi connu sous le nom de Barnard 33. La luminosité rougeâtre qui l'environne provient de l'hydrogène ionisé par la proche étoile σ Orionis, qui est située à l'arrière de la Nébuleuse de la Tête de cheval.

Comportement

Il aime les bouquets d'algues où, à l'abri des prédateurs, il guette ses proies ; il se nourrit principalement de plancton et de crustacés, y compris des mysidacés, mais son régime alimentaire comprend également des crevettes et des petits poissons. Grâce à son aspect foliacé vert et jaune, il se fond entre le varech et le sable. Ainsi, vigilant et invisible, il peut vivre jusqu'à l'âge de 8 ans. Curieusement les dragons des mers feuillus n'ont pas de dents, ce qui est rare chez les animaux qui se nourrissent de petits poissons
Reproduction
Un couple en captivité.

Comme pour les hippocampes, le dragon des mers feuillu mâle s'occupe des œufs. La femelle produit jusqu'à 250 œufs rose vif, puis les dépose dans la queue du mâle via un long tube. Les œufs s'attachent alors à une plaque incubatrice, qui leur fournit de l'oxygène. Il faut un total de neuf semaines pour que les œufs éclosent, selon les conditions de l'eau. Les œufs virent couleur pourpre ou orange au cours de cette période, après quoi le mâle agite sa queue jusqu'à ce que les nourrissons sortent, un processus qui se déroule dans les 24-48 heures suivantes. Le mâle aide les bébés à sortir en agitant sa queue, et en la frottant contre des algues et des rochers. Une fois né, le nourrisson du dragon des mers est totalement indépendant, il s'alimente du petit zooplancton jusqu'à ce qu'il soit suffisamment grand pour chasser des mysidacés. Seulement 5 % des œufs survivent. Il faut environ 28 mois au dragon des mers feuillu pour atteindre sa maturité sexuelle.
Mouvements

Le dragon de mer feuillu utilise les ailettes sur le côté de sa tête pour s'orienter et pour tourner. Toutefois, sa peau est épaisse, ce qui limite sa mobilité.

Des dragons de mer feuillus seuls ont été observés au même emplacement durant de longues périodes (jusqu'à 68 heures). Mais il arrive qu'ils se déplacent sans s'arrêter pendant plusieurs heures, atteignant une vitesse allant jusqu'à 150 mètres par heure.
Menaces

Les dragons de mer feuillus sont soumis à de nombreuses menaces, à la fois naturelles et anthropiques. Ils sont capturés par les collectionneurs et utilisés en médecine alternative. Ils sont vulnérables dans la période qui suit leur naissance car ce sont des nageurs très lents, ce qui réduit leur chance d'échapper à un prédateur. Les dragons des mers se perdent souvent après les tempêtes, se retrouvant éloignés de leur parent car ils ne peuvent pas enrouler leur queue autour d'un support et sont donc à la merci des courants forts.

Comme les récifs coralliens d'Australie, les dragons des mers feuillus sont menacés par la pollution industrielle et le ruissellement des pesticides, ainsi que la collecte par les plongeurs irrespectueux, fascinés par leur aspect unique. En réponse à ces dangers, ils ont été officiellement protégés par le gouvernement fédéral d'Australie.
Habitat
Aire de répartition.

Le dragon de mer feuillu se trouve principalement dans les eaux de l'Australie de l'Île Kangourou, sur la rive sud de la baie Jurien et sur la rive occidentale. On pensait qu'ils étaient sédentaires, cependant, des recherches plus approfondies ont montré que le dragon des mers voyage en fait à plusieurs centaines de mètres de son habitat, pour retourner au même endroit à l'aide d'un fort sens de l'orientation. On les trouve principalement autour des massifs de sable dans les eaux jusqu'à 50 m de profondeur, en se cachant parmi les rochers et les herbes marines.
En captivité
Un dragon des mers feuillu à l'Aquarium de la baie de Monterey.

En raison de sa protection par la loi, l'obtention de dragons de mer est souvent un processus coûteux et difficile car les individus doivent provenir d'élevages et les exportateurs doivent prouver que leurs géniteurs ont été capturés avant la mise en place des restrictions ou qu'ils ont un permis de collecte. À ce jour, aucun programme d'élevage en captivité n'est parvenu à les reproduire (en récupérant une génération de dragons des mers maintenu en captivité pour se reproduire). Les dragons des mers ont un niveau spécifique de protection en vertu de la législation fédérale de la pêche, ainsi que dans la plupart des États d'Australie où ils habitent.

Ils sont très fragiles et instables en dehors de leur habitat naturel. La réussite de leur maintien en captivité relève en grande partie du secteur public, nécessitant un financement et des connaissances qui ne sont pas disponibles pour les aquariophiles amateurs.
Dans la culture

Le dragon de mer feuillu est l'emblème marin officiel de l'État d'Australie-Méridionale. Le festival Leafy Sea Dragon est organisé par le Conseil du district de Yankalilla. C'est un festival de l'environnement, des arts et de la culture du sud de la péninsule Fleurieu, avec le thème de la célébration du dragon des mers feuillu. La fête inaugurale, en 2005, a attiré plus de 7 000 participants et visiteurs.


Leafydragon.jpg
Ocean Park sea dragon.jpg
Phycodurus eques P2023149.JPG
Phycodurus eques P2023171.JPG
Phycodurus eques, Toba Acuario.jpg
Seadragon @ Oceanário de Lisboa.jpg


Références taxinomiques

Sur les autres projets Wikimedia :

Phycodurus eques, sur Wikimedia Commons Phycodurus eques, sur Wikispecies

Genre Phycodurus

Référence FishBase : liste des espèces du genre Phycodurus [archive] (en) (site miroir [archive])
Référence ITIS : Phycodurus Gill, 1896 [archive] (fr) (+ version anglaise [archive] (en))
Référence Animal Diversity Web : Phycodurus [archive] (en)

Espèce Phycodurus eques

Référence Catalogue of Life : Phycodurus eques (Günther, 1865) [archive] (en)
Référence FishBase : espèce Phycodurus eques (Günther, 1865) [archive] (en) (+ traduction [archive] (fr)) (+ noms vernaculaires 1 [archive] & 2 [archive])
Référence ITIS : Phycodurus eques (Günther, 1865) [archive] (fr) (+ version anglaise [archive] (en))
Référence Animal Diversity Web : Phycodurus eques [archive] (en)
Référence UICN : espèce Phycodurus eques (Günther, 1865) [archive] (en) (consulté le 29 mai 2015)
Référence Fonds documentaire ARKive [archive] : Phycodurus eques [archive] (en)

Documents

(en) [vidéo] Dragon des mers feuillu en captivité [archive]
Fan-club Longue Vie à l'Hippocampe Feuille [archive]

Source

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Leafy seadragon » (voir la liste des auteurs).

↑ Dinosoria [archive] consulté le 15 mai 2010

Voir aussi
Articles connexes

Nébuleuse d'Orion
Listes de nébuleuses

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Nébuleuse de la Tête de Cheval, sur Wikimedia Commons

Portraits croisés d’un destrier céleste - Science et Vie [archive]
La nébuleuse de la Tête de Cheval @ The Electronic Sky [archive]
Hubble observe la nébuleuse de la Tête de Cheval [archive]
(en) Nébuleuse de la Tête de Cheval [archive] sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.

AINSI,

Nébuleuse de la Tête de Cheval
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Orion
Ascension droite (α) 05h 40m 59,0s
Déclinaison (δ) −02° 27′ 30,0″
Distance 1 600 al
(490,6 pc)
Dimensions apparentes (V) 8' × 6'

Localisation dans la constellation : Orion
(Voir situation dans la constellation : Orion)
Orion IAU.svg

Caractéristiques physiques
Type d'objet Nébuleuse obscure
Découverte
Désignation(s) Barnard 33, LDN 1630

et


Phycodurus eques
Hippocampe feuille
Classification Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Osteichthyes
Classe Actinopterygii
Sous-classe Neopterygii
Infra-classe Teleostei
Super-ordre Acanthopterygii
Ordre Gasterosteiformes selon ITIS
Syngnathiformes selon FishBase
Sous-ordre Syngnathoidei selon ITIS
Famille Syngnathidae
Sous-famille Syngnathinae

Genre
Phycodurus
(Gill, 1896)

Nom binominal
Phycodurus eques
(Günther, 1865)

Statut de conservation UICN

( LC )
LC : Préoccupation mineure

Titre : Mouvement
Poète : Arthur Rimbaud (1854-1891)

Recueil : Les Illuminations (1886).

Le mouvement de lacet sur la berge des chutes du fleuve,
Le gouffre à l'étambot,
La célérité de la rampe,
L'énorme passade du courant,
Mènent par les lumières inouïes
Et la nouveauté chimique
Les voyageurs entourés des trombes du val
Et du strom.

Ce sont les conquérants du monde
Cherchant la fortune chimique personnelle ;
Le sport et le confort voyagent avec eux ;
Ils emmènent l'éducation
Des races, des classes et des bêtes, sur ce vaisseau.
Repos et vertige
A la lumière diluvienne,
Aux terribles soirs d'étude.

Car de la causerie parmi les appareils, le sang, les fleurs, le feu, les bijoux,
Des comptes agités à ce bord fuyard,
- On voit, roulant comme une digue au-delà de la route hydraulique motrice,
Monstrueux, s'éclairant sans fin, - leur stock d'études ;
Eux chassés dans l'extase harmonique,
Et l'héroïsme de la découverte.
Aux accidents atmosphériques les plus surprenants,
Un couple de jeunesse s'isole sur l'arche,
- Est-ce ancienne sauvagerie qu'on pardonne ? -
Et chante et se poste.

Arthur Rimbaud.

SENTIMENTS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
La chouette effraie

Voir le profil de l'utilisateur
SENTIMENT, NATURE, CITATION, LA POÉSIE ET SECOURISME.

L'hippocampe feuille ou dragon de mer feuillu (Phycodurus eques) est une espèce de poisson marin apparenté à l'hippocampe, originaire du sud des côtes australiennes où il est protégé. C'est le seul représentant du genre Phycodurus.

Une citation est la reproduction d'un court extrait d'un propos ou d'un écrit antérieur dans la rédaction d'un texte ou dans une forme d'expression orale. Elle peut s'inscrire dans une référence.

Selon Olivier Millet, une citation est « un fait de parole (d'écriture), par définition individuel et unique, qui est repris comme tel — cité — par un autre locuteur ou une infinité de locuteurs » (Dictionnaire des citations, 1992, p. V).
La citation est, avec le plagiat, l'allusion, le lien hypertexte et la référence, une des formes du phénomène d'intertextualité.

La notion de citation contient d'après Antoine Compagnon, cinq « structures élémentaires » : un texte 1 « où l'énoncé apparaît pour la première fois et où il est pris », un texte 2 « où le même énoncé figure une seconde fois, en reprise », « l'énoncé lui-même », un auteur 1 (celui qui est cité) et un auteur 2 (celui qui cite) (La seconde main, 1979, p. 56). En réalité, les choses sont plus complexes. Par exemple, l'auteur de la parole ou du texte cité est généralement différent de celui qui fait la citation, mais un auteur peut être amené à se citer lui-même ; le texte 2 (la reprise) peut différer plus ou moins du texte 1 (l'original).

La citation est ponctuée par des guillemets ; parfois elle est donnée en caractères italiques.

Le propre d'une citation étant d'être un extrait. Elle se distingue donc des maximes ou proverbes, des devises et autres formules, dictons, mots d'ordre, etc. qui sont, eux, plus généralement anonymes. Mais, ce mot peut servir de terme générique pour toute forme d'expression brève, en particulier dans des recueils de citations.

Des auteurs tels que Blaise Pascal et certains genres ou styles se prêtent davantage à devenir sources de citations : dialogues théâtre classique, aphorismes, poésie, etc.

Ravisante, participe présent, Adjectif et Substantif.
I. − Part. prés. de ravir*.
II. − Adjectif
A. − Vx ou littér. Qui enlève de force. Synon. ravisseur.Toute la ville connut sa honte; elle la confia au grand saint Nicolas, qui (...) dit: − Seigneur, n'avez-vous tiré celui-ci du saloir que comme un loup ravissant pour dévorer ma brebis? (A. France, Mir. Gd St Nic., 1909, p. 110).V. gueule ex. 1.
− HÉRALD. Qui tient une proie. Faucon ravissant. [En parlant du loup, du renard] Dressé sur les pattes arrières, celles de devant levées. Clément Chardin des Lupeaulx dont le père (...) portait écartelé au premier d'argent au loup ravissant de sable emportant un agneau de gueules (Balzac, Employés, 1837, p. 278).
B. − Au fig.
1. Littér. Qui charme le cœur, l'esprit, les sens; qui procure un plaisir, une joie intenses.
a) [En parlant d'une chose] Ravissante fraîcheur. L'air qu'on respirait était ravissant; il pénétrait l'âme d'un sentiment de joie qui animait tous ceux qui étaient là (Staël, Corinne, t. 2, 1807, p. 323):
1. ... comment (...) le moindre élan de vie, chez la plante et chez l'animal, et dans tout le monde organique, trouve-t-il des expressions si ravissantes (et j'entends ravissantes par rapport à l'homme, c'est-à-dire susceptibles de ravir nos sens)... Gide, Journal, 1935, p. 1240.
♦️ [En parlant d'une manifestation, d'une production de la pers.] [Victor Hugo] a la plus ravissante conversation, un peu à la Humboldt, mais supérieure et admettant un peu plus le dialogue (Balzac, Lettres Étr., t. 1, 1840, p. 544).Les femmes si distinguées qui dans leurs ravissantes lettres citent avec tant de savoir et d'à-propos Sophocle, Schiller et l'Imitation (Proust, Guermantes 2, 1921, p. 492).
− En partic. [Qualifie un sentiment] Qui met hors de son état ordinaire. Une incroyable expression d'étonnement et de joie rayonnait sur son front... Il était plongé dans une ravissante béatitude (Sue, Atar-Gull, 1831, p. 11).Mon tourment, mon désir insatisfait m'étaient une joie subtile et ravissante (Rivière, Corresp.[avec Alain-Fournier], 1906, p. 352).
− P. méton. [Qualifie un espace de temps] Où l'on éprouve une grande joie. Quelques ravissantes semaines de bonheur parfait s'écoulèrent (Hugo, Misér., t. 2, 1862, p. 611).Des déceptions, des méprises, des contretemps nous chagrinaient souvent et des heures ravissantes survenaient, inattendues toujours (Chardonne, Claire, 1931, p. 130).
b) [En parlant d'une pers.] Revu (...) le portrait de Joséphine de Prud'hon. Ravissant, ravissant génie! Cette poitrine avec ses incorrections, ces bras, cette tête, cette robe parsemée de petits points d'or, tout cela est divin (Delacroix, Journal, 1847, p. 218).
c) [À propos d'une caractéristique, d'un trait partic. de qqc. ou de qqn, qui est indiqué]
− [par un compl. de nom] La chaire est un petit édifice du quinzième siècle, gothique fleuri, d'un dessin et d'un style ravissants (Hugo, Rhin, 1842, p. 355).
− [par un compl. de l'adj.]
♦️ Ravissant de.Elle fut ravissante de bonne humeur et de muette tendresse (Michelet, Journal, 1849, p. 7).
♦️ Ravissant en.C'est, en effet, une ravissante créature en beauté, en qualités et vertus (E. de Guérin, Lettres, 1840, p. 374).
2. Cour. [Sens affaibli] Qui est très joli, très agréable à voir, à entendre.
a) [En parlant d'une pers. (surtout d'une femme, d'un enfant), d'un (petit) animal] Je vous trouve ravissante, ma chère; vous avez des bras, un teint, des épaules... (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Bord du lit, 1883, p. 898).[Le petit chat] sera donc beau, il est déjà ravissant (Colette, Mais. Cl., 1922, p. 240).
− [En parlant d'un attribut, du comportement de la pers.] Cheveux, mains, yeux ravissants; profil, visage ravissant; attitude ravissante. Ravissant nez de Sarah Bernhardt, bref, avec sa courte et léonine cloison des narines! (Colette, Jumelle, 1938, p. 139).Un ravissant sourire le transfigura dès qu'il aperçut d'Arrast (Camus, Exil et Roy., 1957, p. 1660).
b) [En parlant d'une chose] Elle (...) se tourna vers le chevalet, ferma les yeux à moitié, plaça son binocle et s'écria: − Charmant! adorable! ravissant! (Balzac, Œuvres div., t. 2, 1830, p. 7):
2. L'astuce des hommes de lettres sera donc de faire passer le génie d'un artiste pour du talent. La plus grande merveille peut sortir de ses mains, ils la décréteront « ravissante ». Cocteau, Poés. crit. II, 1960, p. 215.
− Ravissant + compl. indiquant le sens intéressé.Ravissant à la vue, à voir. Dans cette vive architecture, Ravissante aux yeux attendris, On sentait l'art de la nature (Hugo, Chans. rues et bois, 1865, p. 210).
III. − Substantif
A. − Subst. masc. sing. à valeur de neutre. Nous la suivrons (...) en tâchant de dessiner en toute vérité un portrait singulier, où il entre à la fois du ravissant et, vers la fin, du bizarre (Sainte-Beuve, Caus. lundi, t. 6, 1852, p. 184).
B. − Personne ravissante. [Mmede Sévigné] la rieuse à belles dents, la malicieuse enjouée, la ravissante et la légère! (Sainte-Beuve, Nouv. lundis, t. 1, 1861, p. 289).J'entrai sans frapper dans le salon à l'épinette. Ma très ravissante était là (Milosz, Amour. init., 1910, p. 239).
REM.
Ravissamment, adv.D'une manière ravissante. Des épaules délicieusement modelées et ravissamment blanches (Goncourt, Journal, 1859, p. 666).Dans son jeu [de Chopin] dit-il [Liszt], le grand artiste rendait ravissamment cette sorte de trépidation émue, timide ou haletante, qui vient au cœur quand on se croit dans le voisinage des êtres surnaturels (Vuillermoz, Vie amour. Chopin, 1927, p. 15).
Prononc. et Orth.: [ʀavisɑ ̃], fém. [-ɑ ̃:t]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Ca 1350 « qui enlève de force » Lÿon ravissant (Brun de la Montagne, 1137 ds T.-L.); 2. 1667 « qui provoque un vif sentiment de joie » (Molière, Melicerte, p. 128). Part. prés. adj. de ravir*. Fréq. abs. littér.: 1 200. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 2 392, b) 1 857; xxes.: a) 756, b) 1 612. Bbg. Duch. Beauté 1960, pp. 79-80; p. 81 (s.v. ravissamment). − Dumonceaux (P.). Lang. et sensibilité au XVIIes. Genève, 1975, pp. 100-103.

Usage rédactionnel de la citation

Le but d'une citation est de renforcer l'impact d'un texte par une forme de réquisition de l'expression d'un auteur de quelque notoriété. La citation soutient l'argumentaire ou l'illustre par une formulation autre ; elle peut aussi faciliter l'introduction à la question débattue.

L'extrait est généralement choisi pour sa représentativité du texte ou même plus directement des conceptions de son auteur. La citation est donc à la fois une forme de caractérisation et de substitution. En plus du respect de l'auteur, l'indication précise de la source (œuvre, discours) donne la possibilité de connaitre le contexte, de vérifier son exactitude matérielle, sa pertinence, et d'approfondir la connaissance de la problématique originelle.

L'emploi de la citation est délicat par sa nature même, puisque le propos cité est - d'une part - plus ou moins bien découpé dans un ensemble et isolé de ce contexte et d'autre part intégré à un autre contexte qui peut n'avoir que de vagues rapports avec le premier puisque rien n'y oblige le rédacteur.
Aspect légal
Article détaillé : droit de citation.

Ce transfert d'un contexte à un autre justifie que l'emploi de citations soit assujetti au droit d'auteur. En respect du droit moral de tout auteur sur son œuvre, il est important de citer l'auteur de l'extrait reproduit, d'éviter toute forme d'altération, de donner autant que possible la source précise d'où a été tiré l'extrait. Si cette source n'est pas dans le domaine public et si l'extrait reproduit est de quelque importance, il est prudent de demander l'autorisation de l'auteur ou de ses ayants droit, démarche a fortiori requise s'il est fait usage de plusieurs citations d'un même ouvrage.
Citations opportunes et importunes

La citation pose le problème de l'appropriation des idées et inventions d'autrui.

Deux situations peuvent déjà se concevoir relativement à la proportion de citations. D'une part, plusieurs types d'études peuvent reposer sur l'exploitation judicieuse d'un grand nombre de citations et tout le talent de l'auteur peut ne consister légitimement qu'en la justesse de leur choix et articulation. À l'inverse, d'autres essais peuvent se développer dans l'exploration critique des perspectives ouvertes par un seul extrait, considéré comme représentatif d'une époque, d'une œuvre, d'une école, etc. Un très grand nombre de proportions intermédiaires sont envisageables, sans qu'aucune règle théorique ne garantisse une valeur minimale à ces diverses compositions.
Dans le domaine scientifique des citations adéquates et bien sourçées améliorent la rigueur scientifique et permet de remonter à l'origine d'une théorie ou d'une information.

Dans ses plus mauvais emplois, la citation peut aisément faire illusion ; au risque d'affaiblir la crédibilité du propos au lieu d'en soutenir la trame. Le rapport de la citation à son contexte est à cet égard essentiel : celle-ci ne doit pas apparaître comme « plaquée » sur un exposé inconsistant, ni être une paraphrase dénuée d'intérêt, travers ainsi épinglés par Émile Fournier : « Citer est parfois une ostentation de savoir ».

La méconnaissance du texte-source n'interdit pas la citation, donc par réemploi de citations faites par d'autres. Mais ce réemploi risque d'indisposer le lecteur en lui suggérant que l'auteur cherche à lui en imposer sur ses lectures et son érudition, ou pire, risque le contresens ou un faux-sens (qui démontrerait en outre sans ambiguïté l'ignorance du texte initial). Le réemploi irréfléchi renforce de la même façon les risques d'anachronisme et autres formes de dénaturation des idées originales.
Genèse et fonctions substitutives des citations

En raison de sa nature de substitution à une formulation complète et originelle, l'abondance et les vocations des citations suivent l'évolution des moyens d'expres​sion(invention et diffusion du papier, évolution de l'imprimerie, archives, sténographie, presse écrite, informatique). Cette évolution parallèle suit deux plans, d'abord celui de la facilité même d'expression écrite apportée par tel ou tel moyen, mais aussi par les possibilités de conservation des documents créés. Avant même l'écrit, la citation est parfois le seul vestige du discours, de la harangue martiale, de l'invective emportée par le vent. Elle seule reste aussi pour donner corps à une rencontre de personnages retenus par l'histoire. Ensuite, le recours à la citation plutôt qu'à la copie partielle ou intégrale dépendra de l'existence primaire de document original (condition d'une copie) et de la conservation de ce document, voire de sa reproduction et de son ample diffusion (condition d'un accès direct) ; copie ou accès direct reléguant la citation à des fins plus spécialisées où son caractère de conservation-substitution n'est plus centrale (érudition).

Ainsi, la mémoire collective ne connaît-elle de nombreux auteurs que par les citations que d'autres ont fait de leurs propos ou même de leurs écrits avant qu'ils ne disparaissent. L'exemple-type de ce phénomène, ce sont les Fragments des philosophes pré-socratiques.

La mémoire collective n'a retenu parfois qu'une ou deux citations emblématiques du discours d'un tribun ou tout autre personnage de premier plan. Ne pouvant s'appuyer que sur les seules ressources de leur propre mémoire, les témoins n'ont retenu et transmis que ces mots devenus des raretés historiques. En de meilleures circonstances, la rédaction de journaux personnels et de chroniques a permis une première forme d'enregistrement moins réductrice et sans doute plus fiable.

Avec le développement exponentiel des moyens — et sans doute des sujets — de communication, la citation est toujours employée comme substitution, mais par un nouveau raffinement, celui de la réduction. À l'évocateur « Alea jacta est » du témoignage exceptionnel de Jules César sur la Gaule, fait écho un « Ich bin ein Berliner ! » (John F. Kennedy) ou un « Vive le Québec libre ! » (Charles de Gaulle) recueillis par des centaines de journalistes, photographes, caméramans et autres témoins immédiats. Les péripéties d'un voyage officiel et les discours de circonstance sont « réduits » par l'actualité en quelques formules percutantes ; formules dans lesquelles ensuite les diverses communautés opèrent encore des tris selon leurs particularités.

Le journaliste confronté à une masse croissante d'information cherche des raccourcis ; il est demandeur et même solliciteur de petite phrase, citation parfois bien arbitrairement choisie au sein d'un exposé, d'un débat parlementaire ou débat télévisé. Sortie de son contexte et de la chaleur des échanges, son auteur pourra parfois se demander s'il a bien dit cela, mais la mémoire collective en a jugé ainsi pour au moins un moment, pendant que d'autres hommes publics apprennent à retourner à leur profit cette obligation de faire court et percutant parfois au détriment du fond.

D'une manière générale, la nécessité de parvenir ou de se maintenir sur le devant de la scène publique et en particulier politique, d'obtenir la une dans la presse, favorise la tentation du trait d'esprit, du bon mot.

La mémoire collective s'adapte à la relative absence ou à la profusion des informations disponibles et se sert de la citation pour baliser le patrimoine qu'elle gère. Ainsi « Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité » plante pour toujours le drapeau de l'humanité de 1969 dans le territoire des grandes aventures de l'espèce.
Citations apocryphes
Article détaillé : Citation apocryphe.

L'absence de document probant – sources fiables – est la cause principale des citations apocryphes, c'est-à-dire dont l'auteur n'est pas certain ou généralement objet d'interrogations sur sa production ou sa formulation. Il peut aussi s'agir de manipulations délibérées, ou de privilège d'une forme emphatique.
Emplois particuliers de citations

Comme d'autres expressions brèves, généralement d'origine populaire, les citations sont parfois employées privées de contexte au sens strict :

Propos hors-texte : citations d'en-tête de chapitre ou d'entrée en matière (épigraphe) ; dédicaces manuscrites.
Devise familiale, de corporation, d'organisation, de nation, etc.
Épitaphes, frontons gravés et autres participations à l'art scripturaire ;
Légendes :

Images pieuses, essentiellement catholiques ;
Cartes postales, cartes d'anniversaire, etc ;
Objets décoratifs et autres bibelots ;
Affiches et films publicitaires ;
Dessins humoristiques.

Des bases de données de citations sont également établies, généralement classées par thème et/ou par auteur. Présentées comme des dictionnaires, elles sont vendues ou consultables sous la forme de livres ou de sites web. Il existe aussi des recueils axés sur un thème en particulier.
Usage des citations dans les sciences humaines

Les diverses sciences humaines font un grand usage des citations dans les publications scientifiques. Contribuant beaucoup à la qualité d'un article, il est nécessaire de se former à l'art de la citation... des auteurs antiques, sources de références reconnues ou des auteurs plus contemporains fournissant un état des lieux du sujet traité.

Le droit est un grand producteur et un grand consommateur de citations, sans parler des citations à comparaître et autres éléments de procédure. De nombreux ouvrages juridiques sont composés de citations de divers types : textes législatifs, codes, coutumes, extraits de jugement, etc.
Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

citation, sur Wikiquote

Bibliographie
Théorie

Antoine Compagnon, La Seconde main ou le travail de la citation, Seuil, 1979, 415 p. (Savant).
Othon Guerlac, Les citations françaises (1931), Armand Colin, 1954, avant-propos (p. 1-11).
Olivier Millet, Dictionnaire des citations, LGF, 1992, préface, p. V-XXXIV.

Dictionnaires des citations

Florence Montreynaud, Jeanne Matignon, Dictionnaire des citations du monde entier, Le Robert, "Les Usuels", 1993, 506 p. (Par pays).
Pierre Oster, Dictionnaire des citations françaises, Le Robert, "Les Usuels", 2006, 944 p. (Chronologique)
Gilbert Pons, Dictionnaire des citations, Ellipses, 2010, 740 p. (Avec les références précises).

Articles connexes

Intertextualité
Wikiquote
Crossref
Apparat savant

Liens externes

Recueil de citations, proverbes et pensées positives [archive]
Code de rédaction interinstitutionnel [archive]
La base de citations et de proverbes d'evene [archive]

Titre : Rages de Césars
Poète : Arthur Rimbaud (1854-1891)

Recueil : Poésies (1870-1871).

Sonnet.

L'homme pâle, le long des pelouses fleuries,
Chemine, en habit noir, et le cigare aux dents :
L'Homme pâle repense aux fleurs des Tuileries
- Et parfois son oeil terne a des regards ardents...

Car l'Empereur est soûl de ses vingt ans d'orgie !
Il s'était dit : "Je vais souffler la liberté
Bien délicatement, ainsi qu'une bougie !"
La liberté revit ! Il se sent éreinté !

Il est pris. - Oh ! quel nom sur ses lèvres muettes
Tressaille ? Quel regret implacable le mord ?
On ne le saura pas. L'Empereur a l'oeil mort.

Il repense peut-être au Compère en lunettes...
- Et regarde filer de son cigare en feu,
Comme aux soirs de Saint-Cloud, un fin nuage bleu.

Arthur Rimbaud.

C'est la vie - Emerson, Lake & Palmer.
https://www.youtube.com/watch?v=xKvGVVpj9jQ

La nébuleuse de la Tête de Cheval, officiellement connue sous le nom de Barnard 33 (IC 434 désigne la nébuleuse émissive à l'arrière-plan), est une nébuleuse obscure dans la constellation d'Orion. La nébuleuse est située juste en dessous d'Alnitak (ζ Ori), l'étoile la plus à l'est de la ceinture d'Orion.

Sonny & Cher - Little Man 1966
https://www.youtube.com/watch?v=TMaW9xmuhg0

Arthur Rimbaud (1854-1891)

SENTIMENTS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
La chouette effraie

Voir le profil de l'utilisateur
Développement

En février 1968, La Planète des singes sort aux États-Unis et connait un succès critique et public assez surprenant, étant donné que les films de science-fiction avaient été quelque peu délaissés par les studios depuis le début des années 19603. Richard D. Zanuck, de 20th Century Fox, passait chaque jour en voiture devant les files d'attente des cinémas. L'idée d'une suite vint alors aux producteurs, bien que cela ne fût pas encore une habitude à cette époque3. De plus, la Fox connaissait à cette époque de nombreux problèmes financiers en raison de l'échec des films Star!, Tora ! Tora ! Tora ! et Hello, Dolly! au box-office. Ainsi, le studio comptait rentabiliser au maximum ce second film, en économisant beaucoup d'argent grâce à la réutilisation des décors du premier film3.

Les producteurs Arthur P. Jacobs et Mort Abrahams se tournèrent alors vers l'équipe du premier film. Cependant, les idées du scénariste Rod Serling ne firent pas l’unanimité chez les producteurs et le studio3. Arthur P. Jacobs contacta donc Pierre Boulle. Ce dernier élabora alors un scénario intitulé Planet of the Men (« la planète des hommes »), dans lequel Taylor et Nova rencontrent des humains vivant dans la jungle et fondent une colonie pour les faire évoluer. De son côté, le général-gorille Ursus prépare une guerre pour exterminer les humains. Sirius, le fils de Taylor et Nova, soulève ensuite une armée pour tuer les singes. À la fin du scénario, après la victoire des Hommes, un singe est exposé dans un cirque et doit amuser les humains. À des spectateurs qui lui demandent son nom, il répond péniblement : « Zaïus... »3. Mais le studio et les producteurs n'avaient pas l'impression de retrouver le « choc visuel » du premier film. Mort Abrahams, producteur associé, imagine alors quelques idées scénaristiques.

L'écrivain-scénariste-essayiste-poète anglais Paul Dehn est ensuite engagé, peu de temps après le succès de Goldfinger, coécrit avec Richard Maibaum. Très marqué par les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki, Paul Dehn insère alors l'idée d'une guerre nucléaire dans l'histoire3. Il travaille alors avec Mort Abrahams à un scénario intitulé Planet of the Apes Revisited. Ils ont notamment l'idée d'un enfant mi-homme mi-singe et des tests filmés sont même réalisés. L'idée est cependant rapidement abandonnée3. En parallèle, Richard D. Zanuck sait que le personnage de Charlton Heston doit à tout prix être présent. Par amitié pour Zanuck et Arthur P. Jacobs, l'acteur accepte de revenir mais insiste pour que son rôle soit très limité et que son personnage meure3.

Le réalisateur du premier film Franklin Schaffner était pris par le film Patton. Le studio contacte alors Ted Post, qui avait réalisé de nombreuses séries télévisées. Ce dernier a d'abord refusé l'offre, trouvant le scénario trop éloigné du premier film3. Il accepte finalement de revoir quelques éléments du script avant de s'engager sur le projet3. Il demande ensuite que le coscénariste du premier film Michael Wilson intègre l'équipe, mais le budget du film passe de 5 à 2,5 millions de dollars en raison des problèmes financiers de la Fox3.

Durant la production, Richard D. Zanuck est renvoyé de la Fox par son père Darryl F. Zanuck3. Très frustré par cela, Ted Post raconte que Richard D. Zanuck aurait alors dit à l'équipe que la Terre devait exploser à la fin du film3. La fin du film est alors tournée, bien qu'elle déplaise à beaucoup de personnes, dont le réalisateur Ted Post3.
Distribution des rôles

Charlton Heston avait à l'origine refusé de participer au projet, qu'il trouvait ridicule. Il accepte cependant d'y apparaître à condition que son personnage meure, lui évitant ainsi d'apparaître dans d'éventuelles suites. L'acteur reverse ensuite son salaire à l'école de son fils4.

Dans ce deuxième épisode, le rôle de Cornelius est repris par David Watson, Roddy McDowall étant pris par un autre projet. Mais ce dernier reprendra le rôle dans le 3e volet, Les Évadés de la planète des singes.

Le rôle du général Ursus a été proposé à Orson Welles, mais il décline l'offre en raison de la contrainte du maquillage1. Quant à Burt Reynolds, il a été envisagé pour incarner John Brent1. James Franciscus, qui s'était fait connaitre grâce à la série télévisée Mr. Novak, est engagé notamment pour sa ressemblance avec Charlton Heston3. James Franciscus insiste pour étoffer son personnage et le rendre plus héroïque en procédant à plusieurs réécritures avec le réalisateur Ted Post3.

Le rôle du prêtre avait été proposé à Marlon Brando, mais à l'époque, il demandait que son nom soit au haut de l'affiche, alors que ceui-ci ne concernait une prestation de moins de dix minutes, et de plus, il demandait un pourcentage sur les recettes du film, avec un cachet mirobolant. Finalement, c'est un acteur beaucoup moins connu qui sera retenu : Thomas Gomez.

Le producteur Arthur P. Jacobs était un ancien publicitaire. Il avait eu l'idée d'inviter l'influent journaliste-chroniqueur James Bacon pour lui offrir des petits caméos dans plusieurs films de la saga. Non crédité aux génériques, ce dernier incarne brièvement un singe dans le premier film, celui-ci ainsi que dans La Conquête de la planète des singes et La Bataille de la planète des singes. Il joue également le Général Faulkner dans Les Évadés de la planète des singes3,5.

Shocking Blue- California here I come...
https://www.youtube.com/watch?v=eOKGUWjHWHA

Synopsis

Ayant perdu le contact avec l'équipage du vaisseau Icare du Capitaine Taylor, la NASA lance une mission de secours, composée de deux astronautes : le capitaine Donovan Maddox et le lieutenant John Brent. Suivant le même itinéraire que George Taylor et son équipage, les deux hommes s'écrasent à leur tour sur la planète des singes. Unique survivant du crash, Brent découvre avec l'aide de Nova que ce monde, en plus d'être gouverné par les singes, abrite également une communauté de mutants humains télépathes. Ces derniers, qui vouent un culte à la bombe atomique, ont élu domicile dans ce que les singes nomment la "zone interdite", qui n'est autre que New York en ruines. Or, le belliqueux général gorille Ursus, désireux d'étancher sa soif de conquêtes, projette de l'envahir…

Finalement, on apprend que dans le passé, les singes se sont révolté contre les humains, après que ceux-ci les aient pris comme animaux de compagnie après qu'un virus ait éliminé les chiens et les chats, et ont pus ainsi prendre le pouvoir sur terre. Brent retrouve Taylor, qui avait été fait prisonniers par les humains mutants, et le duo parvient a s'enfuir. Les humains mutants, voyant que les singes investissent la cité malgré leur pouvoir télépathique qui les avaient toujours maintenus a distance, décide de faire exploser la bombe qu'ils ont en leur possession. Alors que le duo est écrasé par les singes, Taylor utilise ses dernières forces pour activé la bombe, qui explose, anéantissant la planète.

Sonny & Cher ~ I Got You Babe (1965)
https://www.youtube.com/watch?v=80QHRTQ3Kmw

Poésie : Soleil et chair
Titre : Soleil et chair
Poète : Arthur Rimbaud (1854-1891)

Recueil : Poésies (1870-1871).

Le Soleil, le foyer de tendresse et de vie,
Verse l'amour brûlant à la terre ravie,
Et, quand on est couché sur la vallée, on sent
Que la terre est nubile et déborde de sang ;
Que son immense sein, soulevé par une âme,
Est d'amour comme Dieu, de chair comme la femme,
Et qu'il renferme, gros de sève et de rayons,
Le grand fourmillement de tous les embryons !

Et tout croît, et tout monte !

- Ô Vénus, ô Déesse !
Je regrette les temps de l'antique jeunesse,
Des satyres lascifs, des faunes animaux,
Dieux qui mordaient d'amour l'écorce des rameaux
Et dans les nénufars baisaient la Nymphe blonde !
Je regrette les temps où la sève du monde,
L'eau du fleuve, le sang rose des arbres verts
Dans les veines de Pan mettaient un univers !
Où le sol palpitait, vert, sous ses pieds de chèvre ;
Où, baisant mollement le clair syrinx, sa lèvre
Modulait sous le ciel le grand hymne d'amour ;
Où, debout sur la plaine, il entendait autour
Répondre à son appel la Nature vivante ;
Où les arbres muets, berçant l'oiseau qui chante,
La terre berçant l'homme, et tout l'Océan bleu
Et tous les animaux aimaient, aimaient en Dieu !
Je regrette les temps de la grande Cybèle
Qu'on disait parcourir, gigantesquement belle,
Sur un grand char d'airain, les splendides cités ;
Son double sein versait dans les immensités
Le pur ruissellement de la vie infinie.
L'Homme suçait, heureux, sa mamelle bénie,
Comme un petit enfant, jouant sur ses genoux.
- Parce qu'il était fort, l'Homme était chaste et doux.

Misère ! Maintenant il dit : Je sais les choses,
Et va, les yeux fermés et les oreilles closes.
Et pourtant, plus de dieux ! plus de dieux ! l'Homme est Roi,
L'Homme est Dieu ! Mais l'Amour, voilà la grande Foi !
Oh ! si l'homme puisait encore à ta mamelle,
Grande mère des dieux et des hommes, Cybèle ;
S'il n'avait pas laissé l'immortelle Astarté
Qui jadis, émergeant dans l'immense clarté
Des flots bleus, fleur de chair que la vague parfume,
Montra son nombril rose où vint neiger l'écume,
Et fit chanter, Déesse aux grands yeux noirs vainqueurs,
Le rossignol aux bois et l'amour dans les coeurs !

II

Je crois en toi ! je crois en toi ! Divine mère,
Aphrodite marine ! - Oh ! la route est amère
Depuis que l'autre Dieu nous attelle à sa croix ;
Chair, Marbre, Fleur, Vénus, c'est en toi que je crois !
- Oui, l'Homme est triste et laid, triste sous le ciel vaste.
Il a des vêtements, parce qu'il n'est plus chaste,
Parce qu'il a sali son fier buste de dieu,
Et qu'il a rabougri, comme une idole au feu,
Son cors Olympien aux servitudes sales !
Oui, même après la mort, dans les squelettes pâles
Il veut vivre, insultant la première beauté !
- Et l'Idole où tu mis tant de virginité,
Où tu divinisas notre argile, la Femme,
Afin que l'Homme pût éclairer sa pauvre âme
Et monter lentement, dans un immense amour,
De la prison terrestre à la beauté du jour,
La Femme ne sait plus même être courtisane !
- C'est une bonne farce ! et le monde ricane
Au nom doux et sacré de la grande Vénus !

III

Si les temps revenaient, les temps qui sont venus !
- Car l'Homme a fini ! l'Homme a joué tous les rôles !
Au grand jour, fatigué de briser des idoles,
Il ressuscitera, libre de tous ses Dieux,
Et, comme il est du ciel, il scrutera les cieux !
L'Idéal, la pensée invincible, éternelle,
Tout ; le dieu qui vit, sous son argile charnelle,
Montera, montera, brûlera sous son front !
Et quand tu le verras sonder tout l'horizon,
Contempteur des vieux jougs, libre de toute crainte,
Tu viendras lui donner la Rédemption sainte !
- Splendide, radieuse, au sein des grandes mers
Tu surgiras, jetant sur le vaste Univers
L'Amour infini dans un infini sourire !
Le Monde vibrera comme une immense lyre
Dans le frémissement d'un immense baiser !

- Le Monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser.

Ô ! L'Homme a relevé sa tête libre et fière !
Et le rayon soudain de la beauté première
Fait palpiter le dieu dans l'autel de la chair !
Heureux du bien présent, pâle du mal souffert,
L'Homme veut tout sonder, - et savoir ! La Pensée,
La cavale longtemps, si longtemps oppressée
S'élance de son front ! Elle saura Pourquoi !...
Qu'elle bondisse libre, et l'Homme aura la Foi !
- Pourquoi l'azur muet et l'espace insondable ?
Pourquoi les astres d'or fourmillant comme un sable ?
Si l'on montait toujours, que verrait-on là-haut ?
Un Pasteur mène-t-il cet immense troupeau
De mondes cheminant dans l'horreur de l'espace ?
Et tous ces mondes-là, que l'éther vaste embrasse,
Vibrent-ils aux accents d'une éternelle voix ?
- Et l'Homme, peut-il voir ? peut-il dire : Je crois ?
La voix de la pensée est-elle plus qu'un rêve ?
Si l'homme naît si tôt, si la vie est si brève,
D'où vient-il ? Sombre-t-il dans l'Océan profond
Des Germes, des Foetus, des Embryons, au fond
De l'immense Creuset d'où la Mère-Nature
Le ressuscitera, vivante créature,
Pour aimer dans la rose, et croître dans les blés ?...

Nous ne pouvons savoir ! - Nous sommes accablés
D'un manteau d'ignorance et d'étroites chimères !
Singes d'hommes tombés de la vulve des mères,
Notre pâle raison nous cache l'infini !
Nous voulons regarder : - le Doute nous punit !
Le doute, morne oiseau, nous frappe de son aile...
- Et l'horizon s'enfuit d'une fuite éternelle !...

Le grand ciel est ouvert ! les mystères sont morts
Devant l'Homme, debout, qui croise ses bras forts
Dans l'immense splendeur de la riche nature !
Il chante... et le bois chante, et le fleuve murmure
Un chant plein de bonheur qui monte vers le jour !...
- C'est la Rédemption ! c'est l'amour ! c'est l'amour !...

IV

Ô splendeur de la chair ! ô splendeur idéale !
Ô renouveau d'amour, aurore triomphale
Où, courbant à leurs pieds les Dieux et les Héros,
Kallipyge la blanche et le petit Éros
Effleureront, couverts de la neige des roses,
Les femmes et les fleurs sous leurs beaux pieds écloses !
- Ô grande Ariadné, qui jettes tes sanglots
Sur la rive, en voyant fuir là-bas sur les flots,
Blanche sous le soleil, la voile de Thésée,
Ô douce vierge enfant qu'une nuit a brisée,
Tais-toi ! Sur son char d'or brodé de noirs raisins,
Lysios, promené dans les champs Phrygiens
Par les tigres lascifs et les panthères rousses,
Le long des fleuves bleus rougit les sombres mousses.
- Zeus, Taureau, sur son cou berce comme une enfant
Le corps nu d'Europé, qui jette son bras blanc
Au cou nerveux du Dieu frissonnant dans la vague.
Il tourne lentement vers elle son oeil vague ;
Elle, laisse traîner sa pâle joue en fleur,
Au front de Zeus ; ses yeux sont fermés ; elle meurt
Dans un divin baiser, et le flot qui murmure
De son écume d'or fleurit sa chevelure.
- Entre le laurier-rose et le lotus jaseur
Glisse amoureusement le grand Cygne rêveur
Embrassant la Léda des blancheurs de son aile ;
- Et tandis que Cypris passe, étrangement belle,
Et, cambrant les rondeurs splendides de ses reins,
Étale fièrement l'or de ses larges seins
Et son ventre neigeux brodé de mousse noire,
- Héraclès, le Dompteur, qui, comme d'une gloire,
Fort, ceint son vaste corps de la peau du lion,
S'avance, front terrible et doux, à l'horizon !

Par la lune d'été vaguement éclairée,
Debout, nue, et rêvant dans sa pâleur dorée
Que tache le flot lourd de ses longs cheveux bleus,
Dans la clairière sombre où la mousse s'étoile,
La Dryade regarde au ciel silencieux...
- La blanche Séléné laisse flotter son voile,
Craintive, sur les pieds du bel Endymion,
Et lui jette un baiser dans un pâle rayon...
- La Source pleure au loin dans une longue extase...
C'est la Nymphe qui rêve, un coude sur son vase,
Au beau jeune homme blanc que son onde a pressé.
- Une brise d'amour dans la nuit a passé,
Et, dans les bois sacrés, dans l'horreur des grands arbres,
Majestueusement debout, les sombres Marbres,
Les Dieux, au front desquels le Bouvreuil fait son nid,
- Les Dieux écoutent l'Homme et le Monde infini !

Le 29 avril 1870.
Arthur Rimbaud.

Voir le profil de l'utilisateur
Churchill (Inuit: Kuugjuaq) est une ville du Manitoba, située au bord de la baie d'Hudson à l'embouchure de la rivière Churchill. La population, qui était de 923 habitants en 2001, était descendue à 813 en 20111.

Environnement
Installée à l'embouchure de la rivière Churchill, la ville se situe dans un écotone, à la jonction entre la taïga ou forêt boréale au sud, la toundra au nord-ouest et la baie d'Hudson au nord. Le sol est formé de pergélisol et d'affleurements du bouclier canadien. L'épinette noire est la variété d'arbre dominante, mais sous une faible densité. Les visiteurs peuvent y pratiquer la pêche sportive, des expéditions en canoë, en véhicule tout terrain, en hélicoptère ou en avion ultra-léger.

La ville est surnommée « capitale mondiale de l'ours polaire » en raison de la grande quantité d'ours polaires qui s'y aventurent à l'automne. Ces derniers constituent un des piliers de l'industrie touristique de la région. Les habitants de la ville ont même pour habitude de laisser les voitures déverrouillées, au cas où des piétons rencontreraient des ours polaires2.

Une autre attraction est l'observation des bélugas qui remontent la rivière en juin et juillet.

On peut aussi observer quelque 270 espèces d'oiseaux dans un rayon de 40 km autour de la ville, notamment le harfang des neiges, le cygne siffleur et le faucon gerfaut3.

Le Parc national Wapusk est situé à 45 km au sud de la ville.

On peut y observer des aurores boréales quand les conditions sont favorables et qu'une forte activité solaire se combine avec des nuits noires.

Voies de communication
Le port de Churchill est le principal port canadien en eau profonde sur les rives de l'océan glacial Arctique. Il possède quatre quais et peut accueillir des navires de type Panamax4.

Il appartient depuis 1997 à la compagnie ferroviaire américaine OmniTRAX5 (Chemin de fer de la Baie d'Hudson). Son activité a décliné avec le démantèlement, en 2012, de la Commission canadienne du blé, qui en était le principal usager depuis 76 ans. Des subsides gouvernementaux pour le transport du grain par ce port ont toutefois permis d'enrayer le déclin6. Le port cherche aussi à diversifier ses exportations6 et ses importations. Les producteurs de pétrole de l'Alberta envisagent de s'en servir comme terminal maritime pour leur pétrole, qui y sera acheminé par train pour atteindre les marchés internationaux. Un premier chargement devrait quitter Churchill pour Rotterdam en octobre 20137. De même des études ont été débutées sur la possibilité de recevoir des navires porte-conteneurs en provenance d’Asie pendant la saison chaude (juin-octobre), pour l’importation de produits manufacturés.

Avec le réchauffement climatique, le passage du Nord-Ouest reste ouvert plus longtemps, augmentant la rentabilité du port. En 2010, il était ouvert à la navigation du 28 juillet au 2 novembre8. C'est le seul port arctique connecté au réseau de chemin de fer d'Amérique du nord via la ligne d'OmniTRAX. En 2007, le gouvernement fédéral a investi 8 000 000 $ dans sa modernisation9.

Le port est desservi par deux compagnies maritimes nationales. La Transportation Company [archive] fait la liaison avec Tuktoyaktuk, à l'embouchure du fleuve Mackenzie et Ikaluktutiak au Nunavut. Les huit navires de la Sealink and Supply [archive] desservent 40 communautés établies au centre et à l'est de l'Arctique.

Le chemin de fer de la Baie d'Hudson relie la ville à Le Pas, au sud du Manitoba, sur une distance de 1 300 km. Il appartient également à la compagnie américaine OmniTrax, qui possède une vingtaine de lignes en Amérique du Nord. Cette ligne sert au transport de grains, de minerais et de pétrole jusqu'au port de Churchill. Un train de voyageurs Via Rail fait également la liaison avec Winnipeg.

L'aéroport de Churchill (nom de code: YYQ) dessert notamment une clientèle intéressée par l'écotourisme.

Base militaire
En 1942, la United States Air Force installa une base nommée Fort Churchill à 8 km à l'est de la ville. Après la Seconde Guerre mondiale, cette base fut opérée conjointement par le Canada et les États-Unis. Elle a été fermée dans les années 1960.

Des recherches ont aussi été menées sur l'ionosphère par le Conseil national de recherche à partir d'août 1943. En 1950, Churchill est intégré au réseau HMC NRS Churchill, rebaptisé HMCS CHURCHILL en 1956 et CFS Churchill en 1966, en tant que maillon du Système radio supplémentaire (SUPRAD) des Forces canadiennes. Les installations ont été fermées en 1968.

Un programme conjoint a été mené avec les États-Unis, le Churchill Rocket Research Range, de 1956 à 1984, qui consistait à lancer des fusées pour étudier l'atmosphère. Situé à 23 km à l'est de la ville, le site abrite depuis 1976 le Churchill Northern Studies Centre [archive], qui étudie l'écosystème subarctique, les aurores boréales et les ours polaires, en plus d'offrir un soutien logistique aux chercheurs travaillant sur ces questions.

En 1950, le gouvernement britannique envisagea d'installer un centre de test nucléaire près de Churchill, mais a finalement choisi l'Australie.

Histoire

Fort Prince of Wales, à l'ouest de la rivière Churchill
La région fut occupée par différentes populations de chasseurs nomades. Les proto-inuit arrivèrent dans la région il y a environ 1 000 ans en provenance de l'ouest. Les Dénés s'installèrent dans la région il y a 500 ans en provenance du nord. Les Tchipewyans et les Cris étaient les principaux occupants de la région au moment de l'arrivée des premiers Européens.

Les Européens parvinrent pour la première fois dans la région en 1619. Une expédition danoise dirigée par Jens Munk hiverna cette année-là dans les lieux de ce qui deviendra plus tard la ville de Churchill.

La première implantation humaine permanente est un fort en bois construit à l'embouchure de la rivière Churchill en 1717 et servant d'établissement pour le commerce de la fourrure à la Compagnie de la Baie d'Hudson. La ville doit son nom à John Churchill, 1er Duc de Marlborough, ancêtre de Winston Churchill et qui fut gouverneur de la Compagnie à la fin des années 1600.

Le fort en bois fut remplacé par un grand fort en pierre en 1741. Le fort fut pris par les Français sans que le moindre coup de feu ne soit tiré et rasé en 1782, lors de l'expédition de la baie d'Hudson menée par La Pérouse. Un nouveau fort fut construit à proximité.

Le déclin du commerce de la fourrure entraîna le déclin de Churchill. Il faudra attendre l'essor de l'agriculture dans les grandes plaines de l'ouest canadien et le choix de Churchill à la fin de la première guerre mondiale comme lieu d'implantation d'un grand port sur les rives de la baie d'Hudson relié à la ville de Winnipeg par le chemin de fer pour que la localité connaisse une nouvelle période de prospérité. Le chemin de fer n'atteindra la ville qu'en 1927. Une fois la liaison ferroviaire achevée il faudra encore attendre de longues années avant que l'activité portuaire ne prenne véritablement son essor.

C'est à Churchill que furent "relocalisés" de force, en août 1956, les Indiens dénés sayisis de Duck Lake, début d'une tragédie sociale et sanitaire qui faillit entraîner la disparition de leur groupe10 - et pour laquelle le gouvernement canadien a fini par faire des excuses officielles en août 201611.

Au printemps 2017, la ligne de chemin de fer qui dessert la ville est détériorée suite à d'importantes inondations et la circulation est interrompue pour une durée indéterminée. La fermeture de la ligne entraîne une crise locale par la forte augmentation des coûts des marchandises12.

Climat
Churchill bénéficie d'un climat subarctique. Bien que située à une latitude comparable à celle de villes européennes telles que Stockholm et Aberdeen, le climat y est bien plus froid. La température moyenne annuelle y est inférieure d'environ 14 °C. Les eaux froides de la baie d'Hudson qui bordent la ville en sont la principale cause. La température record la plus froide, −45,4 °C, a été enregistrée le 13 février 1979 et la température record la plus chaude, +36,9 °C, le 11 août 1991. Les chutes de neige sont abondantes et la moyenne annuelle de neige est de 191 cm.

Relevé météorologique de Churchill altitude:28 m latitude: 58°44'N
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −30,7 −28,9 −24,4 −14,5 −4,6 1,7 6,8 7,2 2,5 −4,5 −16,1 −26,8 −11
Température moyenne (°C) −26,7 −24,6 −19,5 −9,7 −0,7 6,6 12 11,7 5,6 −1,7 −12,6 −22,8 −6,9
Température maximale moyenne (°C) −22,7 −20,4 −14,5 −5 3,2 11,4 17,3 16,3 8,8 1,1 −8,9 −18,8 −2,7
Record de froid (°C) −45 −45,4 −43,9 −33,3 −25,2 −9,4 −2,2 −2,2 −11,7 −24,5 −36,1 −41,8 −45,4
Record de chaleur (°C) 1,7 1,5 8,3 28,2 27,7 32,2 34 36,9 27,8 20,6 10,1 3 36,9
Précipitations (mm) 16,9 15,7 16,1 19 31,9 44,3 56 68,3 63,4 46,9 33,1 20 431,6
Source : Le climat à Churchill (en °C et mm, moyennes mensuelles) Canadian Climate Normals [archive]


Célébrités
Jordin Tootoo, joueur des Red Wings de Détroit (Équipe de la LNH), est né à Churchill.
Susan Aglukark, chanteuse Inuk, est née à Churchill.
Churchill dans la littérature et la fiction
La ville joue un rôle central dans Churchill, Manitoba d'Anthony Poiraudeau (éd. Inculte Dernière Marge, 2017).
Notes et références
↑ (en) "Winnipeg Free Press, 24 août 2012, PM in Churchill today to see military exercise [archive]
↑ (en)Outside Online - THE POLAR BEAR CAPITAL OF THE WORLD [archive]
↑ (en) (en) Gary Kramer, « Species profile: Watching and studying Peregrine Falcons at Rankin Inlet, Nunavut, Canada, Manitoba, Canada », Worl Birder's Magazine,‎ 22 juillet 2008 (lire en ligne [archive])
↑ (en) Gouvernement du Manitoba, Transportation: Seaport at Churchill, Manitoba [archive]
↑ (en) Histoire du port de Churchill [archive]
↑ a et b (en) Western Investor, octobre 2012, Port in a storm. Churchill scrambles to attract global and domestic shippers as Wheat Board monopoly ends [archive]
↑ (en) The Globe and Mail, 16 août 2013, Oil’s new Arctic passage to Europe [archive]
↑ (en) http://www.omnitrax.com/media-center/news/10-11-03/final-ship-of-season-departs-churchill.aspx [archive]
↑ (en) CBC, 5 octobre 2007, Churchill port, rail line to see $68M in improvements [archive]
↑ Frédéric B. Laugrand, Jarich G. Oosten et Üstün Bilgen-Reinart, « La "relocalisation" des dénés sayisis des ahiarmiuts dans les années 1950 », Recherches amérindiennes au Québec,‎ 2011 (ISSN 0318-4137, lire en ligne [archive])
↑ (en) « Ottawa apologizes to Manitoba First Nation for 'tragic and fatal' forced move », CBC News,‎ 16 août 2016 (lire en ligne [archive])
↑ (en) Catherine Porter, « Canadian Town, Isolated After Losing Rail Link, ‘Feels Held Hostage’ », The New York Times,‎ 30 août 2017 (ISSN 0362-4331, lire en ligne [archive])
Voir aussi
Sur les autres projets Wikimedia :

Churchill (Manitoba), sur Wikivoyage
Articles connexes
Port de Churchill
Parc national Wapusk
Chemin de fer de la Baie d'Hudson
Liens externes
(en) Site officiel [archive]
(en) Port de Churchill [archive]
Caméras web [archive]
[masquer]
v · m
Drapeau du Manitoba Manitoba
Principales villes
Brandon Churchill Dauphin Erickson Flin Flon Grand Rapids Le Pas Manitou Montcalm Notre-Dame-de-Lourdes Portage la Prairie Ste. Anne Ste. Rose du Lac Thompson Winnipeg
Régions
Région de Winnipeg Plaines centrales Eastman Interlake Région du nord Parkland Pembina Valley Westman
Division de recensement
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23
Subdivisions de : CB AB SK MB ON QC NB NÉ ÎPÉ TNL YK TNO NU

Boney M. - Rasputin.
https://www.youtube.com/watch?v=SYnVYJDxu2Q

TIGNARD YANIS @TIGNARDYANIS 11 h il y a 11 heures
LA CERTITUDE EST DE DONNER UNE RÉFLEXION AFIN D'Y AMENER UNE ANTICIPATION. LE PROPRE DE LA VIE S'EST DE NE PAS AFFIRMER QUAND L'ÉVIDENCE EST VENUE MAIS DE SAVOIR S'Y PRÉPARER TOUT EN AYANT UNE CONSCIENCE TRANQUILLE SUR CEUX QUI AVAIENT LA CONVICTION DE VOTRE ERREUR. TAY

LE SOMMEIL EST UN SOUFFLE DU TEMPS: C'EST UN SENTIMENT DU SOUVENIR ET LE DEVOIR DU SILENCE SE RÉPANDS AUX CIRCONSTANCES. DANS LE RÉEL DU RÊVE, LA CONSCIENCE DE CONVICTION SOULEVE LA SOURCE DU SOUVENIR DANS LE SUBCONSCIENT: LA LECTURE DES LÉTHARGIES ET LA RÉALITÉ DU SYSTÈME.
TAY

LE CARACTÈRE S'EST LE TEMPS, CELUI QUI EST UN TERME DE RIEN MAIS QUI EST EN RÉALITÉ, LA MESURE DU SOUFFLE. LA MÉTAPHORE EST UNE MÉTHODE DU SOUVENIR SUR UN SYSTÈME AYANT ÉTABLI UN SYMBOLE D'EXPLOITATION: L'INDIQUANT S'EST L'INSTANT DE L'INFINI OU L'EXISTENCE D'UNE NATURE.
TAY

LA FORME DU SOUPIR N'EST PAS LA MESURE DES RAFALE MAIS LES ACTES DE FRÉQUENCE CRÉANT CETTE SENSATION QUI PROVOQUE LE SENTIMENT: TOUS LES SECOURISTES ONT RESSENTI CETTE SENSATION D'ABANDON DANS L'ADVERSITÉ ET L'HISTOIRE DE L'HUMANITÉ: LA SITUATION ET LA NATURE.
TAY

SENTIMENTS DU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
TAY
La chouette effraie

Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé


Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum