Le rien n'est pas arrivé là par hasard, il a forcément été créé. Vous connaissez-tous le proverbe: On n'a rien sans rien. Supposons que Dieu était là depuis toujours


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L’angoisse sans doute

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1 L’angoisse sans doute le Jeu 29 Déc - 16:42

Admin


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Elle – c’est son nom – venait très régulièrement.
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À un moment, Elle demande une séance de plus dans la semaine. Elle met en avant son angoisse, certaine – « ce qui ne trompe pas ». Il me semble cependant qu’elle demande cela d’une part comme elle demanderait n’importe quoi d’autre, même de la nourriture quand elle est à l’hôpital – elle est de telle bonne volonté, elle veut aider les soignants à l’aider ; mais parfois Elle se bute – d’autre part, en effet, elle en veut plus, davantage, mais pourquoi ? … Pour plaire. Davantage. Pour venir se loger dans le désir de l’autre ? Pour « devancer » une demande prêtée à l’autre ? Pour calmer l’angoisse, c’est sûr, mais elle parle avec une telle complaisance ; des propos qui semblent si banaux, si factuels et sans vie, insipides mais dits avec une telle bonne volonté – encore – et quelque chose sonne faux, mais quoi et pourquoi ? … Et pourquoi alors une telle préoccupation, la perception d’une vérité tout de même, le saut vers le sauvetage de la part de celle ou de celui qui sera en face ? L’angoisse sans doute. Sans doute. L’angoisse n’est pas le doute, elle est « la cause du doute » dit Lacan. Le doute permet d’éviter l’angoisse. « … ce qu’il s’agit d’éviter, c’est ce qui, dans l’angoisse, se tient d’affreuse certitude. » Alors, oui, intervenir, mettre de l’inter, comme l’anorexique s’est façonnée dans de l’inter, de l’inter-dit, le sien, les règles [ …], les rituels, etc. Inter-venir. « Agir, c’est arracher à l’angoisse sa certitude. » Il y a « un rapport, essentiel à l’angoisse, à l’action [1]
[1] J. Lacan, Le Séminaire X, L’angoisse (1962-1963), édition...
», ce qui permet à Lacan de compléter son tableau dans ce séminaire en posant acting out et passage à l’acte. L’anorexique, comme il est classique de le dire – et de le constater – bouge, fait de la gym, s’agite, s’occupe … Certes. Mais aussi, Lacan encore, dès le début de ce séminaire, demande d’emblée à son assistance : qu’est-ce qui fait que l’angoisse ça se communique, à l’analyste notamment, entonne-t-il … L’anorexique angoisse.
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Cet en-plus de séance résonne aussi comme tentative de réponse à une impatience, Elle veut « aller vite, guérir vite, se débarrasser vite … » Tentative seulement, tant tout semble voué à l’échec, à la « fausseté », au « c’est déjà joué ». Mais ce peut être aussi le dernier espoir, le dernier saut de vie, qui pourrait rater et alors là … que faire ? Cela peut s’établir ainsi avec n’importe quel patient, mais avec une personne anorexique, le malaise, le doute, né de l’angoisse mais aussi doute du succès, ou la prévision de, prévenir le lâcher-prise du corps, de l’organisme ou les passages à l’acte, doute et malaise se font ici plus prégnants, prenant au creux du ventre.
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L’anorexique et l’échec. Elle tient bon, mais elle y court, ce qui pour elle fait son succès ! Un échec qui serait d’une radicalité décourageante, ravageante ; perçoit-elle le ko au finish ? « Essayez, monseigneur, moi je tiens bon, je suis … déterminée … » Sans équivoque. Ceci n’est pas vraiment la mise à bas du maître construit et appelé par l’hystérique ; il y a un côté plus dramatique, la jouissance en est moins tonitruante et semble plus orientée vers un masochisme que vers la victoire phallicisée de l’hystérique. Le rapport à l’autre comme au narcissisme, à l’image de soi au regard de l’autre, n’est pas le même. « Malgré » l’appellation de Lasègue [2]
[2] C. Lasègue, De l’anorexie hystérique ; archives générales...
, d’anorexie hystérique, posée dans un contexte d’analyse quasi structurale et étiologique, il existe des distinctions. Certains aspects obsessionnels (rituels, obstination, rigidité, parfois obséquiosité transitoire et « sournoise », « par en dessous », comme me le disait une patiente … méfiance donnant le change avec une composante paranoïaque), ou encore phobiques (de la foule, fut-elle minime, des espaces, de situations, voire alimentaires, bien sûr) peuvent s’y associer, désorientant ainsi un diagnostic précis et univalent, voire monotone.
Pourquoi sont-elles toujours effondrées à l’idée de « dire du mal » de leurs parents ?
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Elle vient donc pour une autre séance. Elle se dit « vide » ; sans idée ; sans préparation. Elle en est d’ailleurs, au point d’aujourd’hui, contente – ce qui n’aurait pas été le cas il y a quelques semaines … En effet, dit-elle, elle arrive « à en lâcher un peu », « millimètre par millimètre », ajoute-t-elle. Ah, la mesure ! Toujours !
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Puis elle parle, presque tranquille, elle laisse aller, l’association « libre » ; enfin ! Association libre, ce qui faisait rire Lacan … Disons, association signifiante. Elle sait bien que l’association n’a de libre que ce qui peut jaillir d’imprévu, ce qui peut émerger et se construire qu’elle n’a pas voulu. Elle, là, est contente, et c’est en effet très bien ! Sa parole prend corps ! Elle s’enfonce enfin dans les signifiants de son histoire, elle se les approprie, les interroge, se laisse interroger par eux … Elle semble tranquillement « sincère ». Comme si elle ne l’était pas auparavant. Qu’était-elle, avant ? Qu’était sa parole auparavant ? Une parole de « peu de poids », disait une collègue lors d’une discussion, à propos de la parole des anorexiques. Jolie formule, sur laquelle je reviendrai.
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Elle laisse aller, même – et surtout – si comme elle dit « aujourd’hui je n’ai pas préparé ; je n’ai même pas de fil … » Elle se dit soulagée, mais prudente, avec précaution. Pas de repères.
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En effet, elle dit que lorsqu’elle regarde, comme elle l’a fait ces derniers jours, des catalogues de voyage, il suffit pour lever une angoisse terrifiante et persistante, de voir un avion … l’éloignement, encore … les déplacements. Lorsque Elle doit aller parler en public, lors de ses conférences, elle doit prendre l’avion, parfois. L’horreur. L’avion, mais aussi pour ce qui concerne les voyages, elle doit prévoir, longtemps à l’avance, et beaucoup de choses, dont certaines qu’elle ne reconnaît utiles que pour apaiser l’angoisse. Ce qui est beaucoup.
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Un avion …
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« Je ne sais pas si ça a à voir … peut-être mais … » Elle parle de la première fois où elle a eu peur, ou plutôt où elle a été dérangée, pour le moins. Elle avait 17 ans. La première fois aussi où elle a pris l’avion … les pleurs, l’angoisse, la phobie … Elle a pleuré dans l’avion … Beaucoup. « Je ne sais pas pourquoi ! » … Pourtant, elle allait voir, elle allait rejoindre son premier petit ami … « Ç’aurait du être heureux ! » …
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Son père l’avait amenée à l’aéroport … Première vraie séparation, elle prend l’avion seule, son père reste derrière la vitre de l’aéroport. Elle est toute-seule dans l’avion, elle pleure. Panique. À l’arrivée, le petit ami l’attend avec ses parents. Il ne lui ouvre pas les bras : il ne l’aime plus ; ils se séparent, sont déjà, dit-il, séparés ! Elle reste cependant comme prévu les trois semaines, dans ces conditions, l’ex petit ami avec sa nouvelle petite compagne, celle-ci réside dans sa ville du soleil, Elle prise en charge – « latéralement » dira-t-elle, « à côté » – par les parents du garçon. Puis retour. Avion. Seule. Horreur. À l’arrivée, le père n’est pas là, il a envoyé un collègue ; Elle vomit.
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Mais, dans l’entretien, à la question : « C’était de quitter votre père, et votre mère, qui vous faisait pleurer dans l’avion ? » Elle répond « Non » tranquillement. « C’était de quitter votre père … pour un autre homme … ? » Elle rougit, se tord sur le divan, « Oui ». « Cette idée, de le trahir, de l’abandonner ».
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Lorsque, plus tard, elle parle de sa mère, à plusieurs reprises, avec le geste de repousser … « De l’air, de l’air … ! », elle grimace, c’est lourd. Ça pèse. « J’avais envie de repousser, sans cesse repousser. » L’envahissement de la mère. Oui, classique, mais lequel ? Que veut dire cet envahissement ? « Elle demandait toujours, elle était toujours là, à s’inquiéter, à décider, à contredire, à donner un avis qui était comme une injonction, douce mais ferme, tranquille et dure, elle savait qu’elle avait gagné … avant … Mon père souriait ou partait … » Ceci, pour ma part, ne m’éclaire pas beaucoup, ne me semble pas véritablement pathognomonique à soi seul, pas suffisant, mais c’est certainement un constituant. Je demanderai des précisions, plus tard. Mais aussi elle s’arrête souvent, en pleurs, lorsque nous abordons ces questions parentales ; c’est comme si elle « préférait » parler de sa maladie. Parler de ses symptômes, de ses conduites, de ses évitements. J’avais constaté ce même phénomène avec une jeune héroïnomane en analyse, et pas seulement avec elle, avec d’autres toxicomanes aussi. Lorsque l’on abordait les aspects personnels, privés de l’enfance, je ne la revoyais plus, puis elle revenait quelque temps plus tard et parlait de la drogue, du dealer, de son copain, des arnaques, etc. Là ça allait … Toxicomanie, conduite, pas symptôme mais cache-symptôme.
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Mais, avec Elle, cela se précise. Elle dit : « Je me sens très mal de dire du mal de mes parents ; j’ai l’impression (ce qui sera un progrès par rapport au fait de dire avant : “Je ne veux pas …”) de leur faire du mal … » C’est une grande douleur, physique, et cela se manifeste, par les pleurs, par les traits tordus du visage, par la rigidification du corps. Dire du mal équivaut à faire du mal, mais ce dire du mal apparaît comme très minime, à peine l’esquisse d’une critique, même pas une remontrance … Un point qui l’a fait souffrir, Elle ne veut pas faire du mal à l’autre, l’Autre ; il faut le préserver. Ne pas le trahir, ne pas l’abandonner … Elle dit, parlant de sa mère : « Si je ne suis pas là, elle n’a plus rien. » Curieux renversement, dans l’instauration d’une symétrie du miroir, message non plus inversé mais direct : « C’est elle et moi, sinon plus rien » … Elle est l’objet de complétude, la mère étant son support vital. Jolie phrase dans laquelle apparaissent l’être (pour l’Autre), l’avoir (de l’Autre) et le rien, seule échappatoire … !
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Souvent, on entend chez ces patientes les mots de la bouche de la mère, « On a tout fait pour toi », cette notion de sacrifice, cette mise en dette, mise en bouche … Parole souvent entendue et répertoriée chez les parents de psychotiques, mais là encore cela ne suffit pas, ne semble pas pathognomonique, pas spécifique. Un travail de recherche clinique reste à faire : pourquoi cette parole a des destinées différentes ? Car elle a, cette parole, un impact. Elle s’insère dans la structure. La mise en dette travaille mais différemment, ici – anorexie, psychose – probablement comme mise en dette réelle, il faut payer par corps. Cette contrainte par corps de l’addiction s’effectue encore différemment pour le psychotique. L’anorexique s’y plie, ou plutôt y est pliée, la tentative d’échappement se porte sur l’alimentaire, son refus, ou plutôt son choix forcé, s’y concentre, s’y obsède. Le psychotique y est déstabilisé dans son imaginaire au niveau des mots, il fuit dans cette « liberté » de la folie.
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Elle présente la particularité, intéressante cliniquement, d’associer à l’anorexie une phobie mal installée [3]
[3] Cf. aussi J.-L. Chassaing, Poire d’angoisse et phobie-limite...
, une angoisse qui cherche son apaisement. Ce n’est pas rare mais ici patent. Les limites du corps et celles dans l’espace vont de pair, pas ensemble mais de pair … Pas de façon parallèle, mais je lui pointerai à chaque occasion cette ressemblance. Lorsqu’elle voyage, ainsi que je l’évoquais ci-dessus, elle doit repérer hôpital, postes de police, proximité de l’aéroport, etc., soit baliser l’espace. Partir loin est une terreur, un effort considérable, une lourdeur, pour elle et pour son entourage. S’alimenter nécessite un cérémonial, repérage des « bons » aliments, des « mauvais », pesée du corps, place du corps dans les espaces, des aliments dans le corps. Aussi se méfie-t-elle, à juste titre selon moi, de ces associations – « libres » – lors de nos entretiens : « Je n’aime pas … cela me fait avancer mais j’ai peur … cette jungle des associations » … où peut-elle l’amener en effet ? « J’ai peur de l’inconnu … » Elle est dans les restrictions, alimentaires, et dans le « ne pas aller trop loin » …
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Comme l’évoquait Charles Melman [4]
[4] Intervention lors du colloque de l’Association lacanienne...
, la conduite de l’anorexique peut cliniquement être rapprochée de celle de quelqu’un qui est en addiction. C’est bien ainsi qu’Otto Fénichel (1887-1946), en 1945, sera amené à parler de « toxicomanies “sans drogues” », à propos des joueurs et des troubles des conduites alimentaires [5]
[5] O. Fénichel, « Perversions et névroses impulsives »....
. Il n’était ni le seul ni le premier, mais il a osé le terme, qui fut controversé (notamment par ceux qui ne voyaient que la « réalité » de l’objet et se refusaient à une analyse structurale), avant d’être embarqué dans la certitude universitaire. En effet, les publications et les services font mention de « toxicomanies comportementales », le « comportemental » s’étant substitué au « sans drogue » par trop psychanalytique … ! Mais avant Fénichel, Thérèse Benedek (1892-1977) donnait le cas d’une héroïnomane qui souffrait de trouble des conduites alimentaires [6]
[6] T. Benedek, « Idées dominantes et leurs relations avec...
. Elle-même, d’ailleurs, faisait référence à Edward Glover (1888-1972), un des postfreudiens qui s’attaquèrent courageusement à la question [7]
[7] E. Glover, « L’étiologie de l’addiction à la drogue...

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2 Re: L’angoisse sans doute le Ven 31 Mar - 16:47

Républiques-Citées du Patrimoine ou
Les Corbeaux de Londres et la Citée d'Avignon...
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t41-y-becca-ou-murmure-de-l-arbre-olivier
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t169-discipline-esperance-volupte-et-y-becca-ou-nouvelle-sparte
http://la-5ieme-republique.actifforum.com/t177-discipline-esperance-volupte-et-y-becca-ou-nouvelle-sparte
http://la-5ieme-republique.actifforum.com/t178-le-sens-de-primaire-le-vote-gratuit-democratie-et-y-becca
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t170-le-sens-de-radical-le-vote-gratuit-democratie-et-y-becca#3800
http://la-5ieme-republique.actifforum.com/t176-yul-brynner-l-afrique-la-reine-de-saba-et-y-becca
Derniers valeureux parmi les valeureux; ils symbolisent les liens entre l'égalité
et les républiques... On se réunit mais la haine s'est introduit dans le trône de
la cruauté... La Lionne du Roseau n’apaisent pas la rancœur mais son discours
s'adressa vers ses fidèles sujets à qui l'on attribut de funestes présages similaire
à ceux que reçoivent les chouettes de la part du Lion de Jersey dit le péninsulaire
pétrolier !

-"Cœur parmi les Cœurs, Courage parmi les Courages, Selling England By The Pound,
Genesis... Dans Une montagne, une ville d'égalité s'y est construite et son nom est
Le Puy-en-Velay, amie de la République de l'Olivier et Allié de la République-Citée de la République de France, Je leur réponds à ceux qui veulent dissoudre le parlement :
Une Ecosse libre d'échange ayant des statut particulier et qui reste attaché à la communauté
parlementaire Britannique... Tel feu mon père, je brandirai le timbre de Big Ben...
Je m'adresse vers toutes et tous les Britanniques en ces Termes: je ne suis pas, Agénor fils de Poséidon, roi phénicien, père d'Europe et de Cadmos, je ne lancerai pas en vain mes fils à la recherche d'une jeune fille possédé d'un Dieu ivre d'amour et de fantasme... Aucune réalité virtuelle ne peut remplacer ce sourire lorsque conduite dans un char, je parcourrai la République-Citée de Toulouse qui était terrorisé par Une Chouette effraie, c'était la vieille Bernadette qui me l'avait dit... Le Statut de République cité prôné la Chouette effraie dans sa colère envers Lionel le Fermier... il avait écrit lors de ma visite où je portai un chapeau rose et une robe bleu...

De l'amour, tu peux trouver la douleur...
Du froid, tu peux enfanter le Foyer...
Du Courage, tu peux confronter la stupidité...
De l'amitié, tu peux encontre la Trahison...
D'un thé, tu peux entendre le Souffle...

La Lionne du Roseau se tait et la Chouette effraie s'adresse vers les Britanniques, Européens et autres :
-"Inventons les Républiques-Cités sans droit de péage mais tout en conservant nos dialectes...
Nous avons l'apparence d'être snob mais nous avons la devise des croyances... Nous avons créer et faisons partie de cette sphère qu'est le modernisme... Je peux être reine des highlanders mais sans eux que deviendrai la Tamise... Un Non qui peut ouvrir des portes sur l'échange sur une histoire plus vaste... Car un Jour , ce temps viendra où La Terre sera notre mère nourricière et qu'elle sera confronté aux difficulté des Empires, des Républiques et ainsi de suite... Nous grandirons dans de nouvelles chartes, nous serons ainsi acteurs de l'évolution des temps modernes sans oublier ce doux rêve d'un Jardin Primitif... Et puis, les républiques cités se déplaceront et deviendrons autres ! Et elles construiront leurs espérances sur l'espoir que nous établissons ! Celle d'une utopie sans crime ! Pas besoin de tuer pour le sauvegarder !
Nous autres avons de la sympathie pour la Grande Faucheuse mais nous ne sommes pas des adeptes du marchandages d'âmes ! Oui; l'âme...! Celle des Singes qui prient en observant le Ciel... La Faim et l'Âme doivent être enseigner dans un système d'autonomie ! Adventure Of A Lifetime ! Nous ne sommes pas propriétaire de l'Univers et malgré c'est dans l'infini de son phare que nous prénommons lumière que nous puisons enseignements des concepts de la Grande Faucheuse ! Autonomie de l'individu dans l'amour ! Libre de son Mariage etre communautaire mais individuel dans l'acte ! Libre malgré les frontières et ses dangers ! Apprendre sans pour autan renier la Douleur et l'Espérance ! Et vous me direz où est Dieu !
je vous Réponds là, ici et ailleurs ! Et principalement dans nos Cœurs libre d'y croire sans y Croire ! "

Ecrit de
TAY la chouette effraie

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3 Re: L’angoisse sans doute le Ven 31 Mar - 16:47

Titre : La source
Poète : Charles Marie René Leconte de Lisle (1818-1894)
Recueil : Poèmes antiques (1852).

Une eau vive étincelle en la forêt muette,
Dérobée aux ardeurs du jour ;
Et le roseau s'y ploie, et fleurissent autour
L'hyacinthe et la violette.

Ni les chèvres paissant les cytises amers
Aux pentes des proches collines,
Ni les pasteurs chantant sur les flûtes divines,
N'ont troublé la source aux flots clairs.

Les noirs chênes, aimés des abeilles fidèles,
En ce beau lieu versent la paix,
Et les ramiers, blottis dans le feuillage épais,
Ont ployé leur col sous leurs ailes.

Les grands cerfs indolents, par les halliers mousseux,
Hument les tardives rosées ;
Sous le dais lumineux des feuilles reposées
Dorment les Sylvains paresseux.

Et la blanche Naïs dans la source sacrée
Mollement ferme ses beaux yeux ;
Elle songe, endormie ; un rire harmonieux
Flotte sur sa bouche pourprée.

Nul œil étincelant d'un amoureux désir
N'a vu sous ces voiles limpides
La Nymphe au corps de neige, aux longs cheveux fluides
Sur le sable argenté dormir.

Et nul n'a contemplé la joue adolescente,
L'ivoire du col, ou l'éclat
Du jeune sein, l'épaule au contour délicat,
Les bras blancs, la lèvre innocente.

Mais l'Aigipan lascif, sur le prochain rameau,
Entr'ouvre la feuillée épaisse
Et voit, tout enlacé d'une humide caresse,
Ce corps souple briller sous l'eau.

Aussitôt il rit d'aise en sa joie inhumaine ;
Son rire émeut le frais réduit ;
Et la Vierge s'éveille, et, pâlissant au bruit,
Disparaît comme une ombre vaine.

Telle que la Naïade, en ce bois écarté,
Dormant sous l'onde diaphane,
Fuis toujours l'œil impur et la main du profane,
Lumière de l'âme, ô Beauté !


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4 Re: L’angoisse sans doute le Ven 31 Mar - 16:48

Les mouettes et les Vignes...


Au dessus de la Lavande et des vignes,

les mouettes n'ont pas sens de l'humide.

Les agriculteurs leur donnent des tributs.

Fertilité comme l'hirondelle...



Tout comme le cheval qui poursuit le peigne...

La mouette attendra et observera

La saison, les pluies afin de s'altérer

En jus de raison...


En Attendant, elles ont le relais

entre la mer de Sète, les marais salants

Et les marécages des flamands roses. Elles

cherchent quelques mies de pains...


Accompagné de quelques bons petits poissons,

La mouette secoure une otarie dans les filets

et appelle le phare des marins et salvatrices:

La République du Secours...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie

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Titre : Kléarista
Poète : Charles Marie René Leconte de Lisle (1818-1894)
Recueil : Poèmes antiques (1852).

Kléarista s'en vient par les blés onduleux
Avec ses noirs sourcils arqués sur ses yeux bleus,
Son front étroit coupé de fines bandelettes,
Et, sur son cou flexible et blanc comme le lait,
Ses tresses où, parmi les roses de Milet,
On voit fleurir les violettes.

L'Aube divine baigne au loin l'horizon clair ;
L'alouette sonore et joyeuse, dans l'air,
D'un coup d'aile s'envole au sifflement des merles ;
Les lièvres, dans le creux des verts sillons tapis,
D'un bond inattendu remuant les épis,
Font pleuvoir la rosée en perles.

Sous le ciel jeune et frais, qui rayonne le mieux,
De la Sicilienne au doux rire, aux longs yeux,
Ou de l'Aube qui sort de l'écume marine ?
Qui le dira ? Qui sait, ô lumière, ô beauté,
Si vous ne tombez pas du même astre enchanté
Par qui tout aime et s'illumine ?

Du faîte où ses béliers touffus sont assemblés,
Le berger de l'Hybla voit venir par les blés
Dans le rose brouillard la forme de son rêve.
Il dit : C'était la nuit, et voici le matin !
Et plus brillant que l'Aube à l'horizon lointain
Dans son cœur le soleil se lève !


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