Le rien n'est pas arrivé là par hasard, il a forcément été créé. Vous connaissez-tous le proverbe: On n'a rien sans rien. Supposons que Dieu était là depuis toujours


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Joe Dassin - Et Si Tu N'Existait Pas

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Joe Dassin - Et Si Tu N'Existait Pas https://www.youtube.com/watch?v=eZf3d_bj7MI

Ainsi encore : « (La nourriture) devient une affaire compliquée … Elle signale de loin la vérité du mal, parce qu’elle touche au sens nouveau dont la maladie investit son rapport au donné matériel : dans le cadre de l’anorexie, toute spontanéité, de ce rapport, est bannie. » Et Agnès Baron parle « d’emballement normatif » ; « rien de naturel, rien d’irréfléchi … » C’est très juste. L’accent est mis, comme toujours, sur « les faits et gestes », mais s’intéresser aux propos – je n’ose dire à la parole – de l’anorexique peut donner plus de précision sur la « causalité psychique » de cette maladie. Cette « jouissance du mental » ne supporte pas l’inexactitude, soit le faux-semblant, soit l’équivoque – manquerait-elle d’humour ? Se refuserait-elle, par rigidité, fixité, obstination, tyranniques, à la métaphore ? – quoi qu’il en soit est-elle « allergique » au traitement phallique imposé par le langage ? Surprenante substitution : dans sa tentative, malheureuse et maladroite, d’échapper à la castration de cette façon si particulière, d’échapper au semblant, elle se présente dans l’artifice d’un naturel faussé d’emblée ! Autre expression d’Agnès Baron lorsqu’elle parle de la lecture, « capable de l’irriguer, de la graisser, de l’abreuver » : « L’anorexie, en effet, correspond à une plaie de l’abstraction. Négation de la chair, elle s’installe dans un univers mental déserté, privé de couleurs, de mots et d’imagination. » Sans doute, cette « jouissance du mental » évoquée par Melman correspond à une forme d’obsession particulière, à quelque chose qui est proche de la toute-puissance de la pensée, mais sur le mode de la torture – jouissance –, sur le mode de la fixité, donnant à peine le change par un vocabulaire rigidifié, avec parfois des mots très pertinents, sur un fond assez répétitif et peu enlevé. Manque de légèreté, et parole de peu de poids … Une autre jeune fille, bardée de diplômes, qui parlait plusieurs langues, me dit : « Vous savez comment se dit anorexie en allemand ? Magersucht. » Mager, décharné, maigre. Sucht, passion, rage maladive, recherche enragée de la maigreur, du décharnement, addiction … Ursucht, la matrice de l’addiction, selon Freud dans une lettre à W. Fliess.

Joe Dassin - L'été indien (vidéo alternative)
https://www.youtube.com/watch?v=tQb4eWCAq8c

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A une mendiante rousse
Charles BAUDELAIRE (1821-1867)

Blanche fille aux cheveux roux,
Dont la robe par ses trous
Laisse voir la pauvreté
Et la beauté,

Pour moi, poète chétif,
Ton jeune corps maladif,
Plein de taches de rousseur,
A sa douceur.

Tu portes plus galamment
Qu'une reine de roman
Ses cothurnes de velours
Tes sabots lourds.

Au lieu d'un haillon trop court,
Qu'un superbe habit de cour
Traîne à plis bruyants et longs
Sur tes talons ;

En place de bas troués,
Que pour les yeux des roués
Sur ta jambe un poignard d'or
Reluise encor ;

Que des noeuds mal attachés
Dévoilent pour nos péchés
Tes deux beaux seins, radieux
Comme des yeux ;

Que pour te déshabiller
Tes bras se fassent prier
Et chassent à coups mutins
Les doigts lutins,

Perles de la plus belle eau,
Sonnets de maître Belleau
Par tes galants mis aux fers
Sans cesse offerts,

Valetaille de rimeurs
Te dédiant leurs primeurs
Et contemplant ton soulier
Sous l'escalier,

Maint page épris du hasard,
Maint seigneur et maint Ronsard
Épieraient pour le déduit
Ton frais réduit !

Tu compterais dans tes lits
Plus de baisers que de lis
Et rangerais sous tes lois
Plus d'un Valois !

- Cependant tu vas gueusant
Quelque vieux débris gisant
Au seuil de quelque Véfour
De carrefour ;

Tu vas lorgnant en dessous
Des bijoux de vingt-neuf sous
Dont je ne puis, oh ! pardon !
Te faire don.

Va donc ! sans autre ornement,
Parfum, perles, diamant,
Que ta maigre nudité,
Ô ma beauté !

----------------------------------------

Adieux a la mer
Alphonse de LAMARTINE (1790-1869)

Murmure autour de ma nacelle,
Douce mer dont les flots chéris,
Ainsi qu'une amante fidèle,
Jettent une plainte éternelle
Sur ces poétiques débris.

Que j'aime à flotter sur ton onde.
A l'heure où du haut du rocher
L'oranger, la vigne féconde,
Versent sur ta vague profonde
Une ombre propice au nocher !

Souvent, dans ma barque sans rame,
Me confiant à ton amour,
Comme pour assoupir mon âme,
Je ferme au branle de ta lame
Mes regards fatigués du jour.

Comme un coursier souple et docile
Dont on laisse flotter le mors,
Toujours, vers quelque frais asile,
Tu pousses ma barque fragile
Avec l'écume de tes bords.

Ah! berce, berce, berce encore,
Berce pour la dernière fois,
Berce cet enfant qui t'adore,
Et qui depuis sa tendre aurore
N'a rêvé que l'onde et les bois!

Le Dieu qui décora le monde
De ton élément gracieux,
Afin qu'ici tout se réponde,
Fit les cieux pour briller sur l'onde,
L'onde pour réfléchir les cieux.

Aussi pur que dans ma paupière,
Le jour pénètre ton flot pur,
Et dans ta brillante carrière
Tu sembles rouler la lumière
Avec tes flots d'or et d'azur.

Aussi libre que la pensée,
Tu brises le vaisseau des rois,
Et dans ta colère insensée,
Fidèle au Dieu qui t'a lancée,
Tu ne t'arrêtes qu'à sa voix.

De l'infini sublime image,
De flots en flots l'oeil emporté
Te suit en vain de plage en plage,
L'esprit cherche en vain ton rivage,
Comme ceux de l'éternité.

Ta voix majestueuse et douce
Fait trembler l'écho de tes bords,
Ou sur l'herbe qui te repousse,
Comme le zéphyr dans la mousse,
Murmure de mourants accords.

Que je t'aime, ô vague assouplie,
Quand, sous mon timide vaisseau,
Comme un géant qui s'humilie,
Sous ce vain poids l'onde qui plie
Me creuse un liquide berceau.

Que je t'aime quand, le zéphire
Endormi dans tes antres frais,
Ton rivage semble sourire
De voir dans ton sein qu'il admire
Flotter l'ombre de ses forêts!

Que je t'aime quand sur ma poupe
Des festons de mille couleurs,
Pendant au vent qui les découpe,
Te couronnent comme une coupe
Dont les bords sont voilés de fleurs!

Qu'il est doux, quand le vent caresse
Ton sein mollement agité,
De voir, sous ma main qui la presse,
Ta vague, qui s'enfle et s'abaisse
Comme le sein de la beauté!

Viens, à ma barque fugitive
Viens donner le baiser d'adieux;
Roule autour une voix plaintive,
Et de l'écume de ta rive
Mouille encor mon front et mes yeux.

Laisse sur ta plaine mobile
Flotter ma nacelle à son gré,
Ou sous l'antre de la sibylle,
Ou sur le tombeau de Virgile :
Chacun de tes flots m'est sacré.

Partout, sur ta rive chérie,
Où l'amour éveilla mon coeur,
Mon âme, à sa vue attendrie,
Trouve un asile, une patrie,
Et des débris de son bonheur,

Flotte au hasard : sur quelque plage
Que tu me fasses dériver,
Chaque flot m'apporte une image;
Chaque rocher de ton rivage
Me fait souvenir ou rêver...

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L'Olivier et l'Eglise
ou Orthodoxie et Rome Nouvelle.
Pour Nephthys,la Fontaine Oublié ou Souvenirs lointains


O toi, Chère Isis, à toute image de ton mari...

Pardonne ses mots, les mots ne jugent que ta

Souffrance... Tu as reçu un don tout comme

Tes Frères et La Création.

Nephthys



Te souviens tu de ce ventre, L'air libre

y'est aussi pur que son placenta... M'entends tu ma

Soeur... Nephthys... Je suis celui qui n'a pas de nom...

Le mauvais... Mais malgré tout vois tu qu'il aime

Nephthys.


Celui dont tu as rayé le nom... Je ne suis ni maître ni disciple

en art de la sorcellerie mais tu as rusé et usé avec le soleil...

Et n'oublie Jamais que Hathor t'as maudit pour ce Venin et ce Serpent.

Toi aussi tu as aimé... Haïe... Le soleil évite le trône d'Egypte et son pharaon.

Nephthys


Chère Isis, tu abrites le dernier recueil... Celui d'un âme.. elle y fut

Enfermé par ta décision et cruauté... Fut il hypnotisé par son orgueil,

Certainement... Sachez le Grand-mére, ce don si je te le rappelle,

C'est qu'enfin, j'ai regardé la mort de face que Horus brise... Qu'il s'envole

Là haut... Tout là haut...

Nephthys



Et Nephthys de rajouter à travers mon écriture de s'écrier vers sa soeur

Bien aimée... Voilà ce que crierait Seth devant un royaume sans peuple:

La Sainteté... Et je suis une femme de caractére et dans son amour, je le

Banni du trone à tous Jamais avec amour et murmurant: La République.

Je l'aimerai Toujours,...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie

------------------------------------

Hymne de l'enfant à son réveil
Alphonse de LAMARTINE (1790-1869)


Ô père qu'adore mon père!
Toi qu'on ne nomme qu'à genoux!
Toi, dont le nom terrible et doux
Fait courber le front de ma mère!

On dit que ce brillant soleil
N'est qu'un jouet de ta puissance;
Que sous tes pieds il se balance
Comme une lampe de vermeil.

On dit que c'est toi qui fais naître
Les petits oiseaux dans les champs,
Et qui donne aux petits enfants
Une âme aussi pour te connaître!

On dit que c'est toi qui produis
Les fleurs dont le jardin se pare,
El que, sans toi, toujours avare,
Le verger n'aurait point de fruits.

Aux dons que ta bonté mesure
Tout l'univers est convié;
Nul insecte n'est oublié
À ce festin de la nature.

L'agneau broute le serpolet,
La chèvre s'attache au cytise,
La mouche au bord du vase puise
Les blanches gouttes de mon lait!

L'alouette a la graine amère
Que laisse envoler le glaneur,
Le passereau suit le vanneur,
Et l'enfant s'attache à sa mère.

Et, pour obtenir chaque don,
Que chaque jour tu fais éclore,
À midi, le soir, à l'aurore,
Que faut-il? prononcer ton nom!

Ô Dieu! ma bouche balbutie
Ce nom des anges redouté.
Un enfant même est écouté
Dans le choeur qui te glorifié !

On dit qu'il aime à recevoir
Les voeux présentés par l'enfance,
À cause de cette innocence
Que nous avons sans le savoir.

On dit que leurs humbles louanges
A son oreille montent mieux,
Que les anges peuplent les cieux,
Et que nous ressemblons aux anges!

Ah! puisqu'il entend de si loin
Les voeux que notre bouche adresse,
Je veux lui demander sans cesse
Ce dont les autres ont besoin.

Mon Dieu, donne l'onde aux fontaines,
Donne la plume aux passereaux,
Et la laine aux petits agneaux,
Et l'ombre et la rosée aux plaines.

Donne au malade la santé,
Au mendiant le pain qu'il pleure,
À l'orphelin une demeure,
Au prisonnier la liberté.

Donne une famille nombreuse
Au père qui craint le Seigneur,
Donne à moi sagesse et bonheur,
Pour que ma mère soit heureuse!

Que je sois bon, quoique petit.,
Comme cet enfant dans le temple,
Que chaque matin je contemple,
Souriant au pied de mon lit.

Mets dans mon âme la justice,
Sur mes lèvres la vérité,
Qu'avec crainte et docilité
Ta parole en mon coeur mûrisse!

Et que ma voix s'élève à toi
Comme cette douce fumée
Que balance l'urne embaumée
Dans la main d'enfants comme moi !

_________________
Kounak le chat....

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