Le rien n'est pas arrivé là par hasard, il a forcément été créé. Vous connaissez-tous le proverbe: On n'a rien sans rien. Supposons que Dieu était là depuis toujours


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AMY JOHNSON, LA BELLE NINA, LA TAMISE ET Y'BECCA

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Amy Johnson est une aviatrice pionnière anglaise née le 1er juillet 1903 à Kingston-upon-Hull (Royaume-Uni) et morte accidentellement le 5 janvier 1941 dans l'estuaire de la Tamise.

Biographie

Amy Johnson naît le 1er juillet 1903 à Kingston-upon-Hull dans le Yorkshire. Elle obtient un baccalauréat en économie à l’université de Sheffield. Elle travaille ensuite à Londres comme secrétaire dans un cabinet d’avocat. Elle commence à voler sous forme de passe-temps, obtenant la licence « A » le 6 juillet 1929 sous la tutelle du capitaine Valentine Baker. Au cours de cette même année, elle devient la première Britannique à obtenir une licence de mécanicienne au sol.
Amy Johnson et son Gipsy Moth en Inde.

Son père, qui fut toujours son plus fidèle partisan, l'aide à acquérir son premier avion. Grâce à lui et à Lord Wakefield, elle achète d’occasion un de Havilland Gipsy Moth qu'elle baptise « Jason » en guise d'hommage à l’entreprise de son père.

La célébrité

Amy Johnson atteint une renommée mondiale quand, en 1930, elle devient la première femme à effectuer un vol solo entre le Royaume-Uni et l'Australie. À bord de son Gipsy Moth, elle quitte Croydon, au sud de Londres, le 5 mai et atterrit à Port Darwin le 24 mai après avoir volé 19 110 km. Son avion peut encore être admiré au Science Museum de Londres.

En juillet 1931, Amy Johnson et son copilote Jack Humphreys sont les premiers à effectuer un vol de Londres à Moscou en une seule journée, parcourant à bord d’un de Havilland 80A Puss Moth les 2 830 km en environ 21 heures. De là, ils poursuivent leur route à travers la Sibérie jusqu’à Tokyo, établissant un record de vitesse entre le Royaume-Uni et le Japon (au même moment, Marga von Etzdorf réalise le premier vol féminin en solitaire entre l'Allemagne et le Japon).
Jim Mollison et Amy Johnson en 1937.

Le 29 juillet 1932, Amy Johnson épouse le célèbre aviateur Jim Mollison avec qui elle partage un esprit de compétition acéré.

Quatre mois après leur mariage, le 18 novembre 1932, à bord d’un DH.80A Puss Moth (en) de 105 chevaux, baptisé « Desert Cloud », Amy bat le record de son mari (quatre jours, dix-sept heures et vingt-deux minutes) sur le vol Londres - Le Cap, en Afrique du Sud, soit 10 046 kilomètres de parcourus en quatre jours, six heures et cinquante-trois minutes, avec 5 escales1.

En juin 1933, au départ de Pendine Sands (en) au Pays de Galles, elle franchit l’Atlantique avec son mari aux commandes d’un de Havilland DH.89 Dragon Rapide. À court d’essence, ils doivent se poser en catastrophe à Bridgeport dans le Connecticut, et sont légèrement blessés. Néanmoins, ils sont fêtés par la population new-yorkaise par le biais d’une parade près de Wall Street.

En octobre 1934, dans le cadre de la course aérienne Londres-Melbourne, le couple effectue un vol de 22 heures vers Karachi à bord du DH.88 Comet baptisé Black Magic. Ils sont cependant contraints d’abandonner la course et de se poser à Allahabad en raison d’ennuis mécaniques.

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Amy Johnson, sur Wikimedia Commons

Bibliographie

(en) K. A. Lalani, Unto the skies : a biography of Amy Johnson, Kibworth, Book Guild Ltd., 2017 (ISBN 978-1-911320-33-3, OCLC 982374782, lire en ligne [archive]).
Pierre Wachs, Régis Hautière, Francis Laboutique, Emmanuelle Polach, Femmes en résistance. Numéro 1 Amy Johnson, Éditions Casterman, 2013

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Amy Johnson » (voir la liste des auteurs).

↑ Le 18 novembre 1932 dans le ciel : Londres – Le Cap : Amy Mollison couvre la distance en un temps record [archive] Air Journal

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 11 hil y a 11 heures

QUAND IL Y A UNE DISCORDE AU SEIN DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE FRANÇAISE AU SUJET D'UN SIGNE RELIGIEUX, IL FAUT UN MÉDIATEUR: C'EST LA LOI. TAY

UNE FEMME DÉPUTÉ D'UN DÉPARTEMENT FRANÇAIS POSE AVEC UN VOILE: PEU IMPORTE LE PARTI. CERTAINS LE PRENNENT MAL ET D'AUTRES CHANTENT: DISCORDE

IL Y A DES INFORMATIONS QUE JE DONNE POUR FAIRE NAÎTRE UNE FORME DE DEPUIS. VOUS SAVEZ TOUT HOMME EST SADE OU UNE SUGGESTION POUR LA FEMME.

ÊTRE TRAITÉ DE CONNARD POUR UN TRUC. J'AI POUR MORALE DE DÉBATTRE DE MES IDÉES SUR TOUS LES FORUMS ET LES IDÉES EN Y PRENANT DES RISQUES. Y

POUR GARDER UNE COHÉRENCE DE COHÉSION, IL FAUT SAVOIR PRENDRE DES RISQUES À LA HAUTEUR DES ÉVÉNEMENTS: AINSI ÉTABLIR LE FIL DES RESPECTS. Y

DES ÉVÉNEMENTS PEUVENT PARAÎTRE PARANOÏAQUE ET CERTAINS PRÉFÈRENT LE PARAÎTRE DU PALAIS: NÉANMOINS POUR LE SAUVEGARDER, IL FAUT EN SORTIR. Y

En mai 1936, à bord d’un Percival Gull Six, Amy réalise un vol solo aller-retour Le Cap en quatre jours, six heures et quarante minutes.

En 1938, Amy Johnson et Jim Mollison divorcent. Elle reprend alors son nom de jeune fille.

La mort d’Amelia Earhart en 1937 marque profondément Amy qui devient pilote de convoyage à Portsmouth et fait quelques courses automobiles.

Seconde Guerre mondiale

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Amy rejoint l’ATA (Air Transport Auxiliary) où elle convoie des avions neufs depuis leur usine de montage jusqu’aux bases de combat de la Royal Air Force.
Décès

Le 5 janvier 1941, dans des conditions météorologiques défavorables, le bimoteur Airspeed Oxford MK.II qu’elle convoie depuis Blackpool vers la base RAF de Kidlington près d'Oxford tombe en panne de carburant. Elle se pose dans la Tamise où elle est entrevue vivante par le Lt Cdr Walter Fletcher du HMS Haslemere qui tente de la sauver. Ils se noient tous les deux. Le corps d’Amy ne fut jamais retrouvé.

Une cérémonie commémorative eut lieu dans l'église de St Martin-in-the-Fields le 14 janvier 1941.

Les circonstances exactes de sa mort sont cependant sujettes à interrogations. Il se pourrait qu’elle ait été abattue par la défense anglaise à la suite d'une erreur de sa part dans l’énoncé du code d’identification de son vol.
Hommages

Le musée de l'Air et de l'Espace du Bourget a donné une exposition "Amy Johnson - le destin d'une héroïne" du 17 mai au 31 août 2014.


TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 10 hil y a 10 heures
LA RÉALITÉ EST DE PERMETTRE AUX RÉACTION D'ENGAGER UNE VIE PARLEMENTAIRE ACTIVE AUQUEL JE PREND ACTE D'ÉCOUTE SANS ÊTRE VOTANT: JE SUIS. TAY

JE TIENS À DIRE QUE JE NE SUIS PAS SUR UN NUAGE ET QUE J'AIMERAI QUE LE TEMPS PASSE MOINS VITE; PAS À CAUSE DE MOI, POUR MINOUSKA: CANCER. Y

POUR ÊTRE UN BON MÉDIATEUR, IL FAUT L'ÉTHIQUE DE LA SÉPARATION DES POUVOIRS ET SURTOUT, NE PAS CHERCHER À LES DISLOQUER: L'INTELLIGENCE. TAY

LE CHÂTEAU D'EAU À TOULOUSE A PERDU UN DE SES COUSINS VENDU DANS LE DOMAINE PUBLIC: CELA M'ATTRISTE; LE PATRIMOINE EST CONVICTION CHEZ MOI.

VOUS DIREZ À VOS VERTUEUX EN MARCHE, MONSIEUR MACRON EMMANUEL QUE AVANT DE TRAITER DE CONNARD UN INDIVIDU, IL FAUT LE CONNAÎTRE DANS LE NU.

LA NUDITÉ NE DOIT PAS ÊTRE UNE CONVOITE, NI UNE CONVICTION ET NI UN ORGUEIL QU'IL SOIT MÊME DE CHARITÉ: NOUS SOMMES DANS UN PAYS LAÏC. TAY

À TRAVERS POURTANT UNE ÉPOQUE ROYALE QUI N'EST PAS MA TASSE DE THÉ, CETTE HISTOIRE VOILÉ INDISPOSE L'ÉTHIQUE DE L'ÉVOLUTION MORALE FRANÇAISE

L'ESPIONNAGE DU CHÂTEAU DE VERSAILLES S'EST RÉALISÉ À TRAVERS DES FRESQUES SUR LE CONNAÎTRE DES COSTUMES À TRAVERS DES NUDITÉS ROYALES. TAY

LOUIS XIV S'EST LE CONNAÎTRE DU NU, MON CHER EMMANUEL MACRON MAIS TOUS LE CHÂTEAU DE VERSAILLES EST CONSTRUIT POUR CET ART ROMANESQUE. TAY

LE CONNAÎTRE DU NU, IL EDT VRAI QUE LA TRANSPIRATION POURRAIT ABÎMER LE RÉEL ESTHÉTISME DU CHÂTEAU DE VERSAILLES: NE RIEZ PAS, LOUIS XIV. Y

CONSCIENCE DE VERSAILLES M'APPELLE À DIRE QUE VOUS, LES VERTUEUX EN MARCHE, JE M'ENNUIE DE VOS INCLINAISON SUR L'INCLINATION DU DROIT. TAY

LE CONNAÎTRE DU NU N'EST PAS DE SE DÉSHABILLER DEVANT N'IMPORTE QUI OU D'OBÉIR FACE À DES MENACES: IL FAUT AVOIR UN SAVOIR DEVANT LE PERVERS

LA FEMME DOIT SAVOIR TOUT COMME UN HOMME À VIVRE SELON L'ENVIRONNEMENT ET LE TEMPS: LE RESPECT DE SOI SANS INSULTER LE CONNAÎTRE DU NU. TAY

JE TROUVE QUE L'ARDEUR MASCULINE A ÉTÉ INJUSTE D'INCULPÉ LES FEMMES TOUT EN LES RETOURNANT LES UNES CONTRE LES AUTRES: J'AGIS PAR SOIF. TAY

ON CONDAMNE LES FEMMES D'ÊTRE IMPURS MAIS QUELLE SOIT CHRÉTIENNES, MUSULMANES OU BOUDDHISTES: LE VOILE NE STOPPE PAS L'ARDEUR MASCULINE. TAY

LA RELIGIEUSE PORTE UN VOILE ET DEPUIS TOUT TEMPS, LES HOMMES ONT FANTASMÉ SUR CETTE ASPECT INTÉGRANT DE LA FEMME: SA CONSCIENCE INTIME. TAY

LA MISÉRICORDE EST LA VERTU DE LA GRANDE ÂME MAIS DEVANT LA CHAMAILLERIE, ELLE EST À RUDE ÉPREUVE: LA RELIGION ET LE DROIT FRANÇAIS. LAÏC. Y

ALORS, LA CHAMAILLERIE EST UN SUJET QUI ENGENDRE LA DISCORDE ET JE LA RENIFLE POUR L'ÉTEINDRE AVANT QU'ELLE NE PRENNE L'HUILE SUR LE FEU. Y

CETTE LIBERTÉ D'ÊTRE QUE JE POSSÈDE, JE NE L'AI PAS APPRISE; ELLE EST VENUE POUR MON GOUT DE LA TRANQUILLITÉ: JE N'AIME PAS LA CHAMAILLERIE

JE NE SUIS PAS DE CEUX QUI BRÛLENT LES SORCIÈRES ET NI LES SORCIERS TANT QU'IL N'Y A PAS ASPECTS DE SECTES OU DE DOMINATION: LIBERTÉ D'ÊTRE.

VOUS SAVEZ, IL Y A UNE QUALITÉ QU'ON IGNORE DE TAY: C'EST LA DISCRÉTION RÉELLE. IL FAUT SAVOIR TAPER DU POINT ET IL Y A LE SILENCE MUSICALE.

MOI EN TANT QUE MÉDIATEUR, JE SERAI MÊME PAS NEUTRE: JE MÈNE UNE ENQUÊTE DE DROIT ET JE DISCUTE SUR LE POINT AVEC LES INTERVENANTS: DISCRET.

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 10 hil y a 10 heures
LE MIRAGE ET L'ESPOIR, L'ESPÉRANCE ET LE FAUX, LE RÉEL ET LE VRAI TOUTES CES NOTIONS DE CONSCIENCE DE VIE AUQUEL NOUS SOMMES LE PEUPLE. TAY

CONCEPT DE CHARITÉ N'EST PAS D'OFFRIR ET DE PERMETTRE À L'ESPRIT DE DISTINGUER CE QUI EST UN MIRAGE ET UN ESPOIR: L'ESPÉRANCE ET LE FAUX. Y

À LA CLAIRE FONTAINE. SANS OUBLIER DE DONNER UNE PIERRE DE L'AMITIÉ; MARIE AVAIT DONNÉ À CE PUITS, UNE RÉALITÉ AUTRE QUE LE MIRAGE: L'ESPRIT

À LA CLAIRE FONTAINE; JE L'AI SERRÉ DANS MES BRAS ET MARIE RETOURNA À SES PRIÈRES: JE PARTI SANS OUBLIER DONNER UNE PIERRE DE L'AMITIÉ. TAY

À LA CLAIRE FONTAINE, MARIE M'OFFRIT LE PAIN ET J'ALLA CHERCHER DE L'EAU POUR ESSUYER SES LARMES SANS TOUCHER SES LÈVRES: LES PLEURS. TAY

À LA CLAIRE FONTAINE, JE ME SUIS BAIGNÉ DANS LES LARMES D'UNE LUNE AYANT PERDU UN AMI AUQUEL ELLE N'OSA JAMAIS AVOUER SON AMOUR: MARIE. TAY

ÊTRE OU NE PAS ÊTRE: TELLE EST MA RUSE DANS CETTE ALLOCUTION DE VERSAILLES ET POUR L'ALLOCATION DU PREMIER MINISTRE. DOUCE NUIT, POLICE. TAY

LE CONNAÎTRE DU COSTUME EST TOUT COMME L'ÉVOLUTION DE L'UNIVERS; IL S'AGIT D'UN EVOLUTIONNISME DU NU ET DE LA MATIÈRE DANS LE VIF: LUIRE. Y

DEVANT UNE TELLE AMPLEUR DE LIBERTÉ D'EXPRESSION, VOTRE CONNAÎTRE DU NU, MONSIEUR EMMANUEL MACRON DEVRA S'APPARENTER AUX CHAMPS DE MARS. TAY

QUAND FEMMES ET MARIS DE LA GRANDE MUETTE IRONT MANIFESTER AVEC LES AUTRES MINISTÈRES, LA LIBERTÉ DE JUSTICE SERA VOTRE GARDIENNE DE PAIX. Y

LA CONVICTION DE GARDIEN DE LA CONSTITUTION SANS ASPECT DE CONSCIENCE MAIS DANS UN ESPRIT DE LIBERTÉ ME PERMET D'ÊTRE L'AMANT DU PEUPLE. TAY

HOMMAGE AUX AVENTURIERES DE LA VIE POUR LESQUELLES JE DECIDE DE CREER L'ORDRE DE LA CLAIRE FONTAINE LIE AUX PAROLES DE LA CANTINE

À la claire fontaine
M'en allant promener
J'ai trouvé l'eau si belle
Que je m'y suis baigné

Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai

Sous les feuilles d'un chêne
Je me suis fait sécher
Sur la plus haute branche
Un rossignol chantait

Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai



Chante rossignol chante
Toi qui as le cœur gai
Tu as le cœur à rire
Moi je l'ai à pleurer

Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai

J'ai perdu mon amie
Sans l'avoir mérité
Pour un bouquet de roses
Que je lui refusai

Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai

Je voudrais que la rose
Fût encore au rosier
Et que ma douce amie
Fût encore à m'aimer

Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai

À la claire fontaine
M'en allant promener
J'ai trouvé l'eau si belle
Que je m'y suis baigné
J'ai trouvé l'eau si belle
Que je m'y suis baigné

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Amelia Earhart, née à Atchison dans le Kansas le 24 juillet 1897 et disparue dans la région de l'archipel des îles Phœnix (actuelles Kiribati) le 2 juillet 1937, est une aviatrice américaine. Elle est célèbre notamment pour avoir été, en juin 1928, la première femme à traverser l'océan Atlantique en avion puis, en 1932, la première femme à le traverser en solitaire.

Enfance
Amelia Earhart, enfant.

Amelia Mary Earhart, fille de Samuel « Edwin » Stanton Earhart (1868-1940) et d'Amelia « Amy » Otis Earhart (1869–1962), est née à Atchison, Kansas, dans la maison de son grand-père maternel, Alfred Gideon Otis (1827-1912). Celui-ci était un ancien juge fédéral américain, président de l’Atchison Savings Bank et citoyen important de Atchison. Alfred Otis n'avait pas approuvé le mariage et n'était pas satisfait du progrès d'Edwin dans ses études d'avocat.

Amelia reçut les prénoms de ses deux grand-mères (Amelia Josephine Harres et Mary Wells Patton), conformément à la tradition familiale.

Depuis un âge précoce, Amelia, surnommée « Meeley » ou « Millie », fut une meneuse. Sa jeune sœur, née deux ans après elle, Grace Muriel Earhart (1899-1998), surnommée « Pidge », se comportait en suiveuse fidèle.

Les deux filles continuaient à répondre à leurs surnoms bien après être entrées dans l'âge adulte. Leur comportement était non conventionnel, puisque par exemple Amy Earhart ne voyait pas la nécessité d'élever ses enfants comme des « gentilles petites filles ».

En 1920, un baptême de l'air lui donna la passion pour le vol. Elle devint apprentie infirmière puis assistante sociale et se paya des leçons de pilotage, économisant assez d'argent pour s'acheter un biplan jaune vif, le Canary. Le 22 octobre 1922, Earhart atteignit l'altitude de 4 300 m, record pour une aviatrice à cette époque2.
Vol transatlantique de 1928

Après le premier vol New York-Paris de Charles Lindbergh en 1927, l'idée naquit dans l'esprit des éditeurs qui avaient publié le récit de sa traversée, en particulier George P. Putnam (en), qu'un retentissement semblable pourrait accompagner la première traversée de l'Atlantique effectuée en avion par une femme. Plusieurs avaient eu cette idée et l'aventure restait risquée : au cours des douze mois qui suivirent, cinq femmes tentèrent l'aventure, toutes échouèrent et sur les cinq, trois disparurent purement et simplement en mer3.

C'est ainsi qu'Amelia fut contactée, en avril 1928, par Hilton Railey, collaborateur de Putnam, qui lui demanda « Aimeriez-vous être la première femme à traverser l'Atlantique en avion ? ». Son rôle devait, au cours du vol, se limiter à tenir le journal de bord du trimoteur Fokker F.VIIb/3 « Friendship » piloté par Wilmer Stultz, lui-même assisté par le copilote et mécanicien Louis Gordon. Parti de Trepassey Harbor, Terre-Neuve, le 17 juin 1928, le trio amerrit près de Burry Port, au Pays de Galles, après 20 h 40 min de vol. Amelia déclara sans fard à l'arrivée qu'elle n'avait été dans cette traversée qu'un « sac de pommes de terre4 », ajoutant tout de même que peut-être elle essaierait de la refaire seule un jour.

Elle n'en reçut pas moins un accueil triomphal en Angleterre quand, après qu'on l'eut ravitaillé en carburant, le trimoteur y arriva le 19 juin. Le trio eut droit à une ticker-tape parade lors de son retour à New-York et fut reçu à la Maison-Blanche par le président Coolidge. Amelia était désormais une aviatrice célèbre.
Vol transatlantique en solitaire de 1932
Le Lockheed Vega 5B d'Amelia Earhart exposé au National Air and Space Museum.

Réalisant la promesse qu'elle s'était faite en 1928, Earhart décolla le matin du 20 mai 1932 de Harbour Grace (province de Terre-Neuve-et-Labrador) à bord d'un Lockheed Vega et après un vol en solo de 14 h 56 min se posa dans un pré à Culmore, au nord de Derry, en Irlande du Nord. Elle devint de ce fait la première femme à traverser seule l'océan Atlantique en avion.
Tour du monde de 1937 et disparition
Monument à Harbour Grace (Terre-Neuve-et-Labrador).

Elle disparut le 2 juillet 1937, après avoir été vue pour la dernière fois à Lae en Nouvelle-Guinée alors qu'elle tentait, avec son navigateur Fred Noonan, de faire le tour du monde par l'est, en passant par l'équateur, sur un bimoteur Lockheed Electra 10-E5. Une piste avait été aménagée sur la minuscule île Howland, au milieu du Pacifique, pour permettre une étape indispensable entre Lae et Hawaï, mais l'avion n'y arriva jamais. Les garde-côtes des États-Unis y avaient envoyé un navire muni d'une radio, l’Itasca (en). À 19 h 12 GMT, 7 h 42, heure locale6, l'Itasca reçut le message « Nous devrions être au-dessus de vous, mais nous ne vous voyons pas. Le carburant commence à baisser », à 19 h 30 GMT, 8 h « Nous vous entendons mais n'arrivons pas à relever un minimum, s'il vous plaît faites un relèvement sur nous et répondez sur 3105 en phonie », à 20 h 13 GMT, 8 h 43, heure locale, « KHAQQ à Itasca, nous sommes sur la droite 157 337, nous répéterons ce message sur 6 210 kilocycles, attendez... », enfin à 8 h 55 « Nous cherchons vers le nord et vers le sud »7. La « droite 157 337 » a le sens clair d'une droite de hauteur. L'observation du Soleil à son lever, à l'azimut 67°, avait sans doute permis à Noonan de préciser la position de l'avion dans cette direction et de savoir quelle distance restait à courir pour que Howland se trouve quelque part dans la direction exactement perpendiculaire, 157 ou 337°8. Soit que le point astronomique de Noonan fût trop imprécis, soit que l'avion ait été décalé trop loin, à droite ou à gauche, sur la droite en question, cette méthode ne suffit pas à Earhart et Noonan pour rejoindre Howland. L'équipage de l'Itasca ne vit ni n'entendit jamais l'avion.
Recherches et hypothèses

La disparition est due à une méthode de navigation trop peu fiable, dans laquelle l'aide radio-goniométrique sur laquelle comptait l'équipage n'a pas pu être obtenue faute principalement d'une préparation suffisante. La seule information apportée par l'heure du lever du soleil a laissé l'équipage dans l'incertitude de sa position en latitude, ce qui l'a conduit soit à un amerrissage forcé, lorsque les réserves de carburant de l'avion furent épuisées, soit à un atterrissage de fortune sur une île autre que Howland.
Monument à la mémoire d’Earhart à Harrison (New York) 10528, dans la rue qui porte maintenant son nom.

Le gouvernement américain, le président Roosevelt en tête, lança une dizaine de navires et une cinquantaine d'avions à la recherche d'Earhart et Noonan, durant quatre mois. Aucune trace de leur appareil ne fut détectée, pas plus que ne furent recueillis de témoignages sur les dernières îles qu'ils auraient pu survoler.
Premières recherches et abandon de l'hypothèse d'un atterrissage aux îles Phœnix

Lorsqu'à 10 h 40, heure locale, le 2 juillet on fut certain que l'avion n'était plus en l'air, l'Itasca appareilla immédiatement pour se mettre à sa recherche, d'abord dans le nord-ouest de Howland9,10. Le soir du 2 juillet, un hydravion Catalina décollait de Pearl Harbor en direction de Howland, mais dut rebrousser chemin à cause du mauvais temps et rentra bredouille à sa base après un vol héroïque de 24 h 3 min11. À 23 h 12 GMT le 3 juillet, le cuirassé Colorado appareillait d'Hawaï et pouvait, à partir du 7 juillet, lancer ses trois hydravions en reconnaissance au-dessus des îles Phœnix, où il était logique de penser, celles-ci se trouvant sur la même droite 157-337 qu'Howland, qu'Amelia Earhart avait pu aboutir12. Dans son rapport, le lieutenant Lambrecht note à propos du survol de l'île Gardner (aujourd'hui Nikumaroro, Kiribati) le 9 juillet que « ... des signes d'occupation récente étaient clairement visibles, mais des survols répétés ne réussirent pas à provoquer la moindre réaction de réponse de la part d'éventuels habitants, si bien que nous conclûmes qu'il n'y avait personne »13. Sauf pendant le séjour transitoire des rescapés du naufrage du cargo Norwich City en 1929, l'île n'avait plus eu d'habitants depuis 1892. Le commandant du Colorado nota quant à lui dans son rapport qu'aucun signe d'habitation n'avait été observé sur Gardner14 et télégraphia le 10 juillet à l'amiral Murphin que toutes les îles Phœnix avaient été localisées et soigneusement fouillées à la recherche de traces d'Amelia Earhart ou d'habitants15. L'US Navy conclut qu'Earhart et Noonan avaient disparu en mer.
Messages radio postérieurs à la disparition

De nombreux opérateurs radio rendirent compte, dans les heures qui suivirent la disparition, de la réception de messages qui pouvaient avoir été émis par Earhart et Noonan. Ces messages devaient être considérés avec précaution, car des messages demandant des nouvelles des aviateurs pouvaient avoir été interprétés comme des messages émis par eux. Certains de ces messages pouvaient aussi être des faux délibérés. L'hypothèse que quelques messages fussent authentiques, associée à l'information, fournie par les ingénieurs de Lockheed, que l'avion ne pouvait émettre que s'il était posé sur la terre ferme et en état de faire tourner un moteur pour recharger ses batteries, fut un des motifs de la reconnaissance entreprise par le Colorado dans l'archipel des îles Phœnix. Le seul message que reçut un service officiel fut, le soir du 4 juillet, un message maladroitement codé en morse que les opérateurs de l'US Navy à Wailupe (Hawaï) transcrivirent comme une suite de mots sans sens clair (et donc intraduisible) : « 281 north Howland call KHAQQ beyond north don’t [or won’t] hold with us much longer above water shut off »16,17. Les trois premiers mots provoquèrent un regain d'intérêt pour la zone située au nord de Howland, sans considération pour la possibilité que l'opérateur maladroit ait pu vouloir coder tout autre chose que "281 N". Les opérateurs de la Pan Am avaient quant à eux obtenu depuis les îles Mokapu, Midway et Wake des relèvements radio-goniométriques convergeant sur l'archipel des îles Phœnix18.

Des messages captés par des radio-amateurs sur le continent américain donnèrent lieu dans certains cas à des articles dans les journaux locaux19. D'autres restèrent longtemps inconnus20. En 2000, l'International Group for Historic Aircraft Recovery (TIGHAR (en)) fut contacté par Betty Klenck, une ancienne habitante de St. Petersburg (Floride) qui, en juillet 1937, avait noté ce qu'elle avait pu comprendre d'un message qu'elle avait immédiatement attribué à Amelia Earhart. Les notes de Betty, qui ont été conservées21, évoquent de façon répétée la montée de l'eau et « quelque chose qui, à l'oreille, ressemblait à "New York City" ». Le père de Betty Klenck, alors adolescente, avait alerté les garde-côtes, qui lui avaient répondu que le gouvernement avait des bateaux sur zone et que tout était sous contrôle.
Découvertes ultérieures et recherches modernes

En 1940, un officier britannique trouva sur Nikumaroro treize os, dont un crâne, les restes d'une chaussure d'homme et d'une chaussure de femme ainsi qu'une boîte de sextant22. Il les envoya alors aux îles Fidji où le docteur Hoodless, médecin principal de l'école de médecine des îles Fidji (en), crut pouvoir conclure que les os étaient ceux d'un homme, d'environ 1,66 m23, mais les restes disparurent. TIGHAR a demandé à deux anthropologues médico-légaux de réanalyser les mensurations consignées par le Dr Hoodless. Ceux-ci ont conclu que les os étaient plus probablement ceux d'une femme que d'un homme et plus probablement d'origine nord-européenne23. En décembre 2010, une équipe universitaire annonce avoir trouvé trois fragments d'os qui pourraient être ceux d'un doigt humain dans la zone de l'île où les restes avaient été précédemment découverts. L'analyse ADN n'a pas permis, par les moyens actuels, de confirmer que ces fragments soient d'origine humaine24. En août 2012, des chercheurs ont repéré à l'ouest de la même île, sous l'eau, des débris qui pourraient provenir de l'avion d'Earhart et Noonan, notamment des éléments ressemblant aux restes d'un train d'atterrissage25. Selon ces chercheurs, l'avion pourrait avoir atterri sur le platier de corail bordant l'île puis avoir été ensuite emporté par la marée26, de la même façon que le bimoteur Croydon (en) ST-18 qui s'était égaré au-dessus de la mer de Timor en septembre 193627,28.
Autres hypothèses

Depuis 1937 et en l'absence de trace de l'avion, plusieurs hypothèses ont été émises, supposant que sa mort ne serait pas due à un banal accident. Aucune de ces hypothèses, détaillées ci-dessous, n'a pu être prouvée, vérifiée ou confirmée :

Le tour du monde était un prétexte pour un vol d'espionnage (semblable à celui de l'U2), dont le gouvernement américain l'aurait chargée, au-dessus des installations japonaises du Pacifique. Repéré, l'avion aurait été abattu par la DCA nippone ;
Amelia aurait été capturée par les Japonais, qui l'utilisèrent durant toute la durée du conflit, en compagnie d'autres prisonnières anglo-saxonnes et nippones anglophones, sous le pseudo de Tokyo Rose en tant qu'arme psychologique ou de propagande pro-nippone, dans le but de démotiver les Marines via les commentaires radiodiffusés où étaient suggérés, entre morceaux de jazz et « tubes » du moment, l'infidélité de leurs compagnes restées au pays et la crédulité des engagés, utilisés comme de la chair à canon ;
Elle aurait survécu, après un atterrissage de fortune, sur une île du Pacifique en compagnie d'autochtones.

Exploits et records
Amelia Earhart en costume de pilote

Record d'altitude féminin : 14 000 pieds (1922)
Première femme à traverser l'océan Atlantique en 1928 (pilote Wilmer Stultz et copilote Louis Gordon)
Première femme à traverser les États-Unis en solitaire, de New York à Los Angeles aller et retour (1928)29
Première femme à piloter un autogire et record d'altitude (15 000 pieds) (1931)
Première personne à traverser les États-Unis en autogire (1932)
Première femme à traverser l'océan Atlantique en solitaire (20-21 mai 1932)30 et première personne à le traverser deux fois (1932)
Première femme à recevoir la Distinguished Flying Cross (1932) ainsi que la médaille d'or de la Société Nationale Géographique
Première personne à effectuer un vol en solitaire entre Honolulu (Hawaï) et Oakland (Californie) (le 11 janvier 1935)
Première personne à effectuer un vol en solitaire entre Los Angeles et Mexico (1935)
Première personne à effectuer un vol en solitaire et sans escale entre Mexico et Newark (New Jersey) (1935) (en 14 heures et 19 minutes)

On l'avait surnommée Miss Lindy, en clin d'œil au vainqueur de l'Atlantique nord Charles Lindbergh, en raison d'une certaine ressemblance physique avec ce dernier.
Distinctions et hommages

Décorée le 4 juin 1932 de la Légion d'honneur par le ministre de l'Air Paul Painlevé31,32
Earhart, un petit satellite naturel de Saturne, a été nommé en son honneur.
Elle est inscrite au National Women's Hall of Fame.
Google lui rend hommage le 24 juillet 2012 avec un « doodle » à son effigie33.
Le graphiste Stan Herd (en) a dessiné, au sud de la ville d'Atchison (Kansas) et sur 4 000 m2, un portrait géant de l'aviatrice, en utilisant 50 t de pierres pour le visage et 500 genévriers rampants, ainsi que d'autres plantes, pour les lunettes et le casque. Il est visible aux coordonnées 39.537645, -95.145180 [archive].

Références dans les médias
Audiovisuel
Incarnations

Rosalind Russell a incarné un personnage fictif calqué sur Amelia Earhart dans le film Flight for Freedom/Perdue sous les tropiques (1943), de Lothar Mendes. Dans cette adaptation, tournée en temps de guerre, c'est la version patriotique de la disparition qui a été évoquée, de la belle aviatrice se sacrifiant pour faire aboutir un projet d'espionnage américain des positions japonaises.
Hilary Swank l'a incarnée en 2009 au cinéma dans le film de Mira Nair Amelia, avec Richard Gere qui tient le rôle de son mari, l’éditeur George Putnam, et Ewan McGregor qui campe son amant, le pilote Gene Vidal34.
En 1994, un téléfilm a été réalisé sous le titre Amelia Earhart, le dernier vol35 avec Diane Keaton dans le rôle d'Amelia, avec également Rutger Hauer et Bruce Dern, et réalisé par Yves Simoneau.
Amy Adams incarne Amelia Earhart dans La Nuit au musée 2.
Sharon Lawrence l'incarne dans le premier épisode de la deuxième saison de Star Trek: Voyager, Les Trente-Septiens.

Mentions

Dans son livre Sahara, Clive Cussler lui donne le nom de Kitty Mannock. Son héros, Dirk Pitt, retrouve l'aviatrice, morte dans son avion dans le Sahara.
Un épisode de la série documentaire Les énigmes de l'histoire lui est consacré36.
Dans la série télévisée Lost, son nom est utilisé comme anagramme dans un épisode.
Dans la série télévisée Friends (saison 9, épisode 18), Ross veut monter un parc d'attraction en sa mémoire si jamais il gagne à la loterie.
Dans la série Les Griffin, il est sous-entendu qu'Amelia est morte en réalité tuée par Charles Lindbergh. Elle aurait été témoin de la disparition accidentelle du bébé Lindbergh, aspiré par la cuvette des WC actionnés par le père.
Dans la saison 2 de la série de science-fiction Sanctuary, le générique présente une photo du personnage principal, Helen Magnus, en compagnie d'Amelia Earhart devant son avion.
Il est sous-entendu dans l'épisode Hors du temps de Torchwood qu'elle serait passée à travers une faille spatio-temporelle.
Son nom est mentionné dans l'un des épisodes de la série télévisée Corner Gas [archive], saison 2, An American…
Dans un épisode du dessin animé Phinéas et Ferb, une de leurs amies fait référence a Amelia Earhart en voyant un avion au fond de l'océan.
Dans la série télévisée Star Trek: Voyager (saison 2, épisode 1), elle est retrouvée cryogénisée sur une planète lointaine. Il apparaît qu'ainsi que plusieurs autres personnes, elle a été enlevée en plein vol par des extraterrestres, expliquant sa disparition mystérieuse.
Dans le film La Nuit au musée 2 elle est l'un des protagonistes principaux du film, aux côtés du gardien de nuit.
Elle apparaît au générique de la série télévisée Star Trek: Enterprise
Dans le manga City Hall, elle apparaît comme étant le garde du corps de Jules Verne et d'Arthur Conan Doyle.
Dans le film d'animation Fly me to the moon, le grand-père dit l'avoir aidée lors de la traversée de l'Atlantique.
Dans le film Caddyshack (Le golf en folie), Rodney Dangerfield fait référence à Amelia Earhart durant la séquence du bateau.
Dans le livre Love Letters to the Dead d'Ava Dellaira (2014), l'héroïne Laurel lui dédie une de ses lettres37.

Musique

Plainsong, le groupe de Iain Matthews, sort en 1972 l'album In Search of Amelia Earhart.
Une chanson de la chanteuse canadienne Joni Mitchell (Amelia) fait référence à elle.
Une chanson du groupe canadien Bachman-Turner Overdrive porte son nom.
Une chanson du songwriter anglais Tom McRae (The Ballad of Amelia Earhart) porte son nom.
Son nom est cité dans la chanson Someday Well Know des New Radicals.
Son nom est cité dans la chanson Dinner With Gershwin de Donna Summer.
Une chanson de la chanteuse Heather Nova I Miss My Sky (Amelia Earhart's Last Days) fait référence à elle.
Une chanson du groupe australien The Lucksmiths The Golden Age of Aviation fait référence à elle, et commence par un extrait d'un de ses discours lors d'une arrivée de vol en Australie.
Une chanson du chanteur-compositeur canadien Lennie Gallant lui est dédiée (Amelia).

Autres médias

Hugo Pratt, dans Mû, fait rencontrer à Corto Maltese l'aviatrice Tracy Eberhard, qui lui déclare « Amelia Erhart, ma collègue, m'a beaucoup parlé de vous » et ressemble étrangement à Amelia Earhart.
Elle apparaît sur l'île de Pâques dans l'épisode « Moai Better Blues » du jeu vidéo Sam and Max : Au-delà du temps et de l'espace sous la forme d'un bébé (elle a bu l'eau de la fontaine de jouvence), et dans l'épisode The Tomb of Sammun-Mak du jeu vidéo Sam and Max: The Devil's Playhouse aussi sous la forme d'un bébé (l'épisode se passe vers 1901).
Charlaine Harris la fait apparaître dans sa nouvelle The Britlingens Go to Hell parue dans l'anthologie (en) Must Love Hellhounds, Berkley Trade, 2009.
Dans le film d'animation Disney La Planète au trésor (2002), le personnage du capitaine du RLS Héritage, Amélia, est inspirée d’Amélia Earhart.
L'écrivain de science-fiction américain, Robert Bloch, propose dans sa nouvelle Un Jouet pour Juliette (A Toy for Juliette), publiée en 1967 dans l'anthologie d'Harlan Ellison, Dangereuses Visions (Dangerous Visions), une explication de sa disparition. Pour assouvir les pulsions sadiques de sa petite-fille, Juliette, un homme du futur possédant une machine à voyager dans le temps, part régulièrement dans le passé pour kidnapper des hommes et des femmes et les livrer aux actes de barbarie de Juliette. Il lui a rapporté notamment Benjamin Bathurst, l'équipage de la Mary Celeste, Jack l'Éventreur et donc Amelia Earhart, expliquant de cette manière plusieurs disparitions mystérieuses.

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Amelia Earhart » (voir la liste des auteurs).

↑ Disparue le 2 juillet 1937 et déclarée officiellement morte le 5 janvier 1939.
↑ Françoise Dargent, « Amelia Earhart, aviatrice de tous les records » [archive], sur lefigaro.fr, 24 mai 2012
↑ Butler 1997, p. 144
↑ (en) « Introduction : Amelia Earhart » [archive], sur americanexperience (consulté le 29 mars 2016)
↑ « Itinéraire du tour du monde entrepris par Amelia Earhart et Fred Noonan » [archive], sur Lizcalifornia.blogspot.fr (consulté le 31 octobre 2013)
↑ (en) « Transmissions heard from NR16020 » [archive], sur TIGHAR (consulté le 29 octobre 2013)
↑ (en) « Last words » [archive], sur TIGHAR, 2007 (consulté le 29 octobre 2013)
↑ (en) « We are on the line 157 337 » [archive] [PDF], sur TIGHAR, 2002 (consulté le 29 octobre 2013)
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↑ (en) « Colorado search » [archive], sur TIGHAR (consulté le 29 octobre 2013)
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↑ (en) « Betty's Notebook » [archive], sur TIGHAR (consulté le 30 octobre 2013)
↑ (en) « Sextant box found on Nikumaroro » [archive], sur TIGHAR (consulté le 29 octobre 2013)
↑ a et b (en) K.R. Burns, R.L. Jantz, T.F. King et R.E. Gillespie, « Amelia Earhart's Bones and Shoes? Current Anthropological Perspectives on a Historical Mystery », Tighar tracks, vol. 14, no 2,‎ 5 décembre 1998, p. 4-11 (lire en ligne [archive] [PDF]) for release at the annual convention of the American Anthropological Association, Philadelphia, December 5, 1998.
↑ (en) Phil Gast, « DNA tests on bone fragment inconclusive in Amelia Earhart search » [archive], sur CNN.com, 3 mars 2011 (consulté le 3 novembre 2013)
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↑ (en) « Landing on a Reef: A Case Study » [archive], sur TIGHAR (consulté le 29 octobre 2013)
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↑ Stéphanie Meyniel, « Le 20 mai 1932 dans le ciel : Traversée de l’Atlantique pour Amelia Earhart » [archive], sur Air-Journal, 20 mai 2011 (consulté le 30 octobre 2013)
↑ (en) « Legion cross bestowed on Miss Earhart » [archive], New York Herald, sur Purdue e-archives, 5 juin 1932 (consulté le 3 novembre 2013)
↑ Lettre du chargé d'affaires des États-Unis d'Amérique au Secrétariat d'État à Washington(en) Norman Armour, « Visit to Paris of Mrs. Amelia Earhart Putnam » [archive], sur Purdue e-archives, 13 juin 1932 (consulté le 7 novembre 2013)
↑ (en) « 115e anniversaire de la naissance d'Amelia Earhart » [archive], sur google (consulté le 19 avril 2016)
↑ « Amelia » [archive], sur Aero-mondo (consulté le 31 octobre 2013)
↑ (en) « Amelia Earhart: The Final Flight » [archive], sur IMDb (consulté le 31 octobre 2013)
↑ « Amelia Earhart » [archive], Les Énigmes de l'histoire, sur lintern@aute, 2006
↑ (en) « Love Letters to the Dead » [archive], sur Barnes & Noble (consulté le 2 décembre 2014)

Voir aussi
Bibliographie

Jane Mendelsohn, Amelia Earhart, Paris, 10/18, 1998, 160 p. (ISBN 978-2264024831)
Jeanne Zaka et Pascale Perrier, Amelia Earhart : Le mystère de l'aviatrice disparue, Paris, Oskar jeunesse, 2009, 97 p. (ISBN 978-2350004365)
Jennifer Lesieur, Amelia Earhart, Paris, Éditions Grasset et Fasquelle, coll. « Essais Français », 2010, 210 p. (ISBN 9782246757313)
Bernard Marck, Amelia : le fascinant destin de la plus grande aviatrice du monde (Prix Guynemer 2011), Flammarion/Arthaud, 2010, 648 p. (ISBN 978-2-7003-0236-3, présentation en ligne [archive])
(en) Susan Butler, East to the dawn : The life of Amelia Earhart, Da Capo, 1997, 489 p. (ISBN 978-0-306-81837-0, présentation en ligne [archive])

Liens externes

Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale de la Diète • Bibliothèque nationale d’Espagne • Bibliothèque royale des Pays-Bas • Bibliothèque nationale d’Israël • Bibliothèque nationale de Suède • WorldCat

Sur les autres projets Wikimedia :

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(en) « Amelia Earhart - The official website » [archive] (consulté le 31 octobre 2013).
Philippe Ballarini, « Amelia Earhart 1897-1937 » [archive], sur aérostories [archive] (consulté le 31 octobre 2013)
Patrice Gelinet, invité Bernard Mark, « Amelia Earhart » [archive], 2000 ans d'histoire, sur 2000ans [archive], 15 septembre 2010 (consulté le 31 octobre 2013)
(en) « Amelia Earhart » [archive], sur Find a Grave, 1er janvier 2001 (consulté le 31 octobre 2013)
(en) « The International Group for Historic Aircraft Recovery » [archive] (consulté le 31 octobre 2013)

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DES FEMMES RÉSONNENT DEPUIS LES OCÉANS, LES FLEUVES ET POUR CE SENTIMENT PRÉNOMMÉ LIBERTÉ.
N'AYANT JAMAIS VOULU SURPASSER LES HOMMES ET AYANT UNE SOIF DE L'INFINI SIMILAIRE AUX INSTINCTS
DES PLUS AVENTURIERS QUE COMPOSENT LES NAVIGATEURS ET LES PASSAGERS DES ARCHES DU DÉLUGE.
ON LEUR DONNA DES SOBRIQUETS POUR MASQUER UN MALAISE MAIS COMMENT NE PAS ÊTRE ADMIRATIF
DE CES FEMMES QUI FURENT TOUJOURS DANS L'OMBRE DES HOMMES MAIS AUQUEL L'ASPECT D’UNIVERSALITÉ
RATTRAPE UNE RÉELLE PUDEUR DE VIE ET D'AVENTURE.

ÊTRE ADMIRATIF DE LEUR ENDURANCE, DE LEUR VOLONTÉ ET DE LEUR DESTIN SIMILAIRE AUX GAGARINE, AMSTRONG,
SAINT EXUPERY ET DE CES LONGS COURRIERS QUI MÈNENT L'AVENTURE DANS UNE RÉELLE ÉMOTION D’ESPÉRANCE,
DE DISCORDE ET D'AMOUR VERS CETTE LONGUE CHEVELURE PRÉNOMMÉE L'UNIVERS ET SES DESTINÉES.
OUI, J'EN APPELLE AUX REGARDS DE CES SILHOUETTES QUE L'ON PRÉNOMME LES GARÇONS MANQUES MAIS QUI AU CONTRAIRE DES SIRÈNES QUI ENTRAINENT LES MARINS DANS L'ABYSSE DE LA MORT, CES FEMMES NOUS CONDUISENT DANS LES ABYSSES DE L'INFINI: LE MYSTÈRE DE LA VIE ET DE LA DISTANCE.

COMMENT RÉSISTER AUX FEMMES QUE L'ON DÉCRIT COMME CHIMÈRE MAIS QUI VIVENT DANS UNE FORME
D'IRONIE DE SOI ET DE L'UNIVERS: NE CHERCHANT PAS LA MOINDRE CLÉMENCE DE SA PART, ELLES LE DÉFIENT DU REGARD SANS CHERCHER à LE SOUMETTRE SINON QUE DE LUI DIRE: " MONTRE TOI SI TU OSES". ET JE SUIS SUR QU'ELLE L'ONT VU AUX MOMENTS LES PLUS INATTENDUS LES RENDANT AINSI PLUS FORTE DANS LE CARACTÈRE MAIS AUSSI DÉÇU PAR LE REGARD DE CERTAINS SUR LE CONCEPT DE VIE D'AUTONOMIE ET D’INDÉPENDANCE QUI N’ÉTAIENT PAS LIE AU STADE DE SUPÉRIEUR OU D’ÉGALE DE L'HOMME: ELLES CHERCHAIENT LEURS VIVRE DE SOI, INCONSCIEMMENT ET CONSCIEMMENT DANS LE BUT DE BOULEVERSER LA SOCIÉTÉ DANS L’INTÉRÊT DE L’ÉVOLUTION DE LA VIE ET DE LA SURVIE. ET EN CELA, JE LEUR UN ASPECT MATERNELLE QUE VOUS LES DÉDAIGNEUSES ET LES DÉDAIGNEUX LEUR AVAIENT ENLEVER DANS LA MÉDIOCRITÉ DE VOS JALOUSIES ET DE VOS IGNORANCES.

DANS LEURS CŒURS DE L'HISTOIRE, LEURS MÉRITES N'EST QUE PLUS GRANDS CAR CEUX QUI LES ONT AFFUBLES DE CRITIQUES VOIENT LEURS HÉRITIERS REMPLIR LEURS TOMBES D'HOMMAGES ET DE ROSES; MAIS LES CONNAISSANT CES FEMMES D'HONNEURS ET BAFOUES VOUS DIREZ QUE LE PLUS BEAU DES HOMMAGES ET DE RENDRE COMPTE DE LA VIE AUPRÈS DES SIENS SANS LES PLONGER DANS UNE FORME D’ÉTHER DU SOUVENIR: CES FEMMES D’ÉTHIQUE LIVRAIENT LE COURRIER OU LES AVIONS DANS LE RESPECT DE TOUS ET DE CHACUN DANS LE MOINDRE RECOIN DE L’HUMANITÉ ET CELUI QUI PLONGE UNE TOMBE DANS UNE FOSSE COMMUNE N'EST PAS DIGNE DE FAIRE PARTIE DE LA FAMILLE DE L’ÉVOLUTION, DES PÊCHES, DES AGRICULTURES ET DES ÉTHIQUES !

ECRIT ET LECTURE
DU CITOYEN TIGNARD YANIS

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Je rêve d'atteindre inaccessible et je parcours l'essence même du vide.
Je vole au dessus des ides et je suis un père aimant portant le poids
Tel mon cousin Manchot Antarctique. Dans ces climat, je me suis loi
et j'ai construit une silhouette. Je suis l'existence et le néfaste sur celui
qui croit en mon déshonneur, je suis l'espérance Laïque du Monde. O Éternel.

Je ne recherche pas la beauté et pourtant je sais que j'effleure son vent. Un
Jour, j'atteindrai, en l'ignorance des, qui s'appelle son innocence montrant un
Chemin nouveau sur le temps. Je suis tel l'albatros car albatros dans l'esprit de
Jonathan. Mon ambition est la revendication des rencontres éphémères des soucis
Matériels des profiteurs se nourrissant de nos espérances et soucis.

-------------------------------------------------------------------------------

Je rêve d'atteindre inaccessible et je parcours l'essence même du vide.
Je vole au dessus des ides et je suis un père aimant portant le poids
Tel mon cousin Manchot Antarctique. Dans ces climats, je me suis
Construit une silhouette. Je suis l"existence d'une manière et je suis
L'espérance laïque du monde. Je ne recherche pas la beauté et pourtant,
Je sais que j'effleure son vent. Un jour, j'atteindrai en l’ignorance des
"s'appelle son innocence montrant un chemin nouveau sur le temps".
Je suis tel l'albatros, mon ambition est la revendication des rencontres
éphémères des soucis matériels des profiteurs se nourrissant de nos
espérances et soucis, telles des hydres ivres de sacrifices sur l'autel;
je m'incline devant la force de l'espérance mais en aucun cas devant les
illusions de l'esclavage, du viol et de la torture. Je défends mon nid et
connait le droit de l'existence dans la nature. Je suis poussière dans
un cyclone se dispersant dans l'infini. Je suis voué à errer tel une gravité
qui engendre la vie qui engendre d'autres vies ainsi que l'adoption de grandir
dans un amour certes primaire et qui est le concept de l'existence. Ma soif
ne me permet pas à me résoudre à l'ignorance: Le principe laïque de l'éducation.
Dans l'existence de l'essence de la Nature, j'apprends à découvrir l'aspect
même de l'enseignement que se livre dans l'honneur les principes de vie et
de mort. Sans un aspect de résigner, je marche sur ces sentiers qui m’amènent
à travers Campagnes, Villes, Caravanes, Oasis et Ports. Je secours le Malade,
la Religieuse Serviable et Humble ainsi que mon soi dans l'adversité. Je me rappelle
de l'Amour entre Hermaphrodite et Salmacis sur la capacité à évoluer dans l'esprit
tout en conservant l'aspect sauvage et naturel de l'Amour; La différence tout
tout comme la Similitude ne sont pas des peurs. Notre connaissance de l'utopie
et de l'anarchie n'a pas empêché à l'amour de s’agrandir tel la promesse dite
par le Homme Laïque envers son patriarche: Abraham et le pacte des étoiles.
Dans ce contexte, Notre Justice ne doit pas impliquer Dieu dans nos tourments;
c'est nos peurs et nos envies qui nous séparent de la réalité de la consommation
et du territoire dans l'aspect et le code Naturel. Le principe de Partage de l'Eau en
une réunion de mariage n'est plus d'actualité ni même de commerce, nous parlerons
d'acte civil laïque sur l'aspect de propreté, de partage et d'égalité. Si nous devons
mourir, nous devrons mourir; si nous devons vivre, c'est que nous devons vivre.
Portant ce regard de l'animal vers l'Univers tout comme les premiers hommes
adressé ces regards vers l’horizon et les océans. Dans l'existence de l'essence de
la Nature, j'apprends à découvrir l'aspect même de l'enseignement que se livre
dans l'honneur les principes de vie et de mort. L'aspect même de se soigner est similaire
à celui de se défendre ou de se protéger. L'aspect des chose est d'entendre car
entendre s'est savoir écouter; L'écoute est la meilleur amie de la prudence et de la vision.
L'écoute n'est pas seulement basé sur l'oreille mais aussi sur le regard et d'autres sens
tel que la communication, le toucher et le croire. Le croire est un aspect du soi;
le rien n'est pas une formule d'infini mais il s'y applique comme tout élément de l'existence.
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Ecrit de
TAY
La chouette effraie

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Le Bethlem Royal Hospital (appelé communément Bedlam) est un hôpital psychiatrique situé à Beckenham dans le borough londonien de Bromley. Il est reconnu comme la première institution occidentale ayant offert des services de soins psychiatriques. Même s'il ne se trouve plus à son emplacement original, ce serait le plus ancien hôpital qui se spécialise dans les soins psychiatriques. Au XXIe siècle, il offre des services de pointe pour le traitement des problèmes de santé mentale, mais il est réputé pour avoir été le théâtre de plusieurs pratiques cruelles et inhumaines.

Il est connu sous divers noms : St. Mary Bethlehem, Bethlem Hospital, Bethlehem Hospital et Bedlam. Le mot anglais « bedlam », qui signifie chahut et confusion, trouve son origine dans son nom. Il pouvait aussi avoir le sens d'asile d'aliénés puisqu'on lit chez Voltaire : « ce monde est un grand Bedlam, où des fous enchaînent d'autres fous1 ».

En 2011, il héberge une collection d'œuvres de malades mentaux, le Bethlem Royal Archives and Museum.

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Saül. (1818)
Par Alphonse De Lamartine (1790-1869)
La scène est sur la montagne de Gelboé, dans le camp de Saül.

ACTE I

Le théâtre représente un camp on voit d'un côté les tentes du roi; de l'autre
des rochers et des arbres; des drapeaux, des trophées sont sur le devant.

SCÈNE I

DAVID, seul, sans armes. Il est nuit.

DAVID
Enfin je vous revois, lieux ,chers à ma mémoire!
Lieux autrefois remplis de bonheur et de gloire!
0 palais des guerriers! ô tentes où mon roi
Du salut d'Israël se reposait sur moi!
Et vous, drapeaux sacrés! et vous, armes royales
Que Saül confiait à ces mains filiales!
Après un si long temps d'exil et de malheurs,
Je vous vois, je vous touche, et vous baigne de pleurs!

(Il embrasse les étendards et les trophées.)

Invoquant de la nuit les ombres tutélaires,
Je rentre en fugitif au milieu de mes frères;
Je rentre, et nul guerrier ne reconnaît en moi
Ce David, le soutien, le gendre de son roi!
0 Saül, ô mon maître! Et toi, Dieu redoutable
Dont la main m'éleva, dont la rigueur m'accable,
Que ne me laissais-tu dans mon obscurité?
Que mon bonheur fut court et fut trop acheté
Élevé par mon prince au sein de sa famille,
Il m'approche du trône, il me donne sa fille;
II me la donne! ô ciel et par un prompt retour,
M'arrache cet objet d'un immortel amour.
Jaloux de ces lauriers cueillis pour sa défense,
En contemplant ma gloire, il craint pour sa puissance,
Et je me vois trois ans proscrit de ces États
Honorés par mon nom et sauvés par mon bras.
C'.en est trop, mes malheurs ont passé mon courage!
C'est languir trop longtemps dans ce honteux veuvage
Quel qu'en soit le succès, par un dernier effort,
Je viens redemander ou Michol ou la mort!

SCÈNE II

DAVID, JONATHAS, sortant des tentes du roi.

JONATHAS (à demi-voix.)
Le sommeil à la fin descend sur sa paupière;
Veillons!

(II entend les pas de David.)

Qu'ai-je entendu? Quel mortel téméraire
Ose franchir l'enceinte où repose son roi?
Guerrier, quel est ton nom?

DAVID.
Vive Israël c'est moi!

JONATHAS.
C'est la voix de David?

DAVID (se jetant dans ses bras.)
Oui, c'est lui, c'est ton frère,
0 mon cher Jonathas!

JONATHAS.
0 ciel! qu'oses-tu faire?
Viens-tu braver du roi l'implacable courroux?

DAVID.
Je viens pour le fléchir, ou tomber sous ses coups.

JONATHAS.
Tes ennemis ici veillent pour sa vengeance.

DAVID.
L'appui des innocents veille pour ma défense.

JONATHAS.
Les piéges de la mort environnent tes pas.

DAVID.
Ah! qui vit dans l'exil, ami, ne la craint pas!
Banni, persécuté, privé de ma patrie,
Errant loin de Michol, que m'importe la vie?
Que m'importent des jours traînés dans les déserts,
Loin du saint tabernacle et du Dieu que je sers?

JONATHAS.
Si Dieu les conservait au peuple qui l'adore?
Ton bras fut son salut:

DAVID.
Il le serait encore!

Au secours d'Israël que ne puis-je l'offrir?

JONATHAS.
C'est ainsi seulement que David doit mourir.
Tu sais de quels fléaux le ciel, qui nous accable,
Trouble les derniers jours d'un prince misérable;
Cet État, si longtemps affermi par ta main,
Depuis qu'il t'a perdu penche vers son déclin;
Chaque jour nous enlève un reste de puissance,
Chaque pas nous entraîne à notre décadence,
Et par tant de revers nos vainqueurs enhardis
Partagent en espoir nos funestes débris.
Le Philistin triomphe, et Juda, sans courage,
Tend ses mains sans défense aux fers de l'esclavage;
Il touche a ces moments prédits par Samuel
Où le Jourdain verra les filles d'Israël,
D'un vainqueur insolent malheureuses captives,
S'asseoir loin de Gessen et pleurer sur ses rives.
Seulement avec nous quelques rares soldats
Disputent Israël et ne le sauvent pas
A des vainqueurs surpris de leur propre victoire
Ils imposent encor par un reste de gloire;
Mais de l'arche de Dieu les derniers défenseurs
Combattent sans espoir et tombent sans vengeurs.

DAVID.
Sans vengeurs! et je vis! JI leur en reste encore.

JONATHAS.
Dieu ne se souvient plus du peuple qui l'adore;
Israël, autrefois l'objet de son amour,
Le jour qui va paraître est-il ton dernier jour?

DAVID.
Que dis-tu?

JONATHAS.
Que demain le combat recommence;
Qu'aux pieds de Gelboé le Philistin s'avance,
Et que, de toutes parts d'ennemis entourés,
Il faut vaincre ou périr.

DAVID.
Chers amis, vous vaincrez!
Vous vaincrez, ou David, couché sur la poussière,
Aura mêlé son sang au pur sang de son frère.
Viens, que Saül en moi retrouve enfin son fils.

JONATHAS.
Garde-toi de t'offrir à ses regards surpris!
Crains d'éveiller en lui cette fureur soudaine
Dont le bouillant transport à ton seul nom l'entraîne;
Attends que ses esprits, par nos soins préparés,
De ses préventions reviennent par degrés;
Laisse agir de Michol la tendresse prudente;
Voici l'heure où, quittant le repos de sa tente,
Quand sa douleur fidèle a chassé le sommeil,
Elle vient de Saül attendre le réveil,
Aux forêts, à la nuit confier ses alarmes,
Adresser au Seigneur sa prière et ses larmes,
Et se plaignant au ciel, sans accuser son roi,
Lui présenter les voeux qu'elle forme pour toi!
Aux transports accablants que causerait ta vue
Laisse-moi préparer son âme trop émue.
Laisse. Mais la voici!

DAVID.
C'est elle, je l'entends,
A je la reconnais au trouble que je sens!

Saül. (1818)
Par Alphonse De Lamartine (1790-1869)

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..La amistad es como una rosa..
Siempre hay que dedicarle tiempo para cultivarla..Regalarla con cariño, y afecto..
Y veras como crece con cuidados..
Buenos días Hermosas Bunburyanas! ⚘⚘
.. L'amitié est comme une rose..
Il faut toujours du temps pour cultiver.. Donner avec amour et affection..
Et vous verrez comme il grandit avec soins..
Bonjour belles bunburyanas ! ⚘⚘

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« Le parallélisme Marx-Freud reste tout à fait stérile et indifférent, mettant en scène des termes qui s'intériorisent ou projettent l'un dans l'autre sans cesser d'être étrangers, comme dans cette fameuse équation argent = merde. En vérité, la production sociale est uniquement la production désirante elle-même dans des conditions déterminées. »

— L'Anti-Œdipe

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The velamen of an orchid

Le mot Orchidée vient du latin orchis avec l'influence du grec orkhidion - qui signifie testicule, en référence à la forme des tubercules souterrains. Ybecca

http://orkhidion-velamen.forumactif.com/t44-lecosse-sean-connery-susan-fleetwood-et-y-becca#530

Geneviève.
Par Alphonse De Lamartine (1790-1869)

PRÉFACE

I
Avant d’ouvrir par l’histoire de Geneviève cette série de récits
et de dialogues à l’usage du peuple des villes et des campagnes,
nous devons dire dans quel esprit ils ont été conçus, à quelle
occasion ils ont été composés, et pourquoi nous dédions ce
premier récit à mademoiselle Reine Garde, couturière et servante
à Aix, en Provence. Le voici :

II
J’étais allé passer une partie de l’été 1846 dans cette Smyrne
de la France qu’on appelle Marseille, ville digne par son activité
commerciale de servir d’échelle principale à la navigation
marchande et de rendez-vous aux caravanes de feu de l’Occident,
nos chemins de fer ; ville digne, par son goût attique pour toutes
les cultures de l’esprit, de s’honorer, comme la Smyrne d’Asie, des
souvenirs de grands poëtes. J’étais logé hors de la ville, trop
bruyante pour des malades, dans une de ces villas, autrefois
bastides, sorties de terre dans toute la circonférence de son sol
pour donner, avec le loisir du dimanche, la vue de ses voiles et les
brises de sa mer à cette population avide de plaisirs naturels, et
qui boit la poésie de son beau climat par tous les sens.
Le jardin de la petite villa que j’habitais ouvrait par une petite
porte sur la grève sablonneuse de la mer, à l’extrémité d’une
longue avenue de platanes, derrière la montagne de Notre-Dame
de la Garde, et tout près de la petite rivière voilée de lentisques
qui sert de ceinture au beau parc et à la villa toscane ou génoise
de la famille Borelli. On entendait de nos fenêtres les moindres
mouvements de la vague sur les bords de son lit et sur son oreiller
de sable, et, quand on ouvrait la porte du jardin, on voyait les
franges d’écume s’avancer presque jusqu’au mur, et se retirer
alternativement comme pour tenter et pour tromper dans un jeu
éternel la main qui aurait voulu se tremper dans l’onde. Je
passais des heures et des heures assis sur une grosse pierre, sous
un figuier, à côté de cette porte, à contempler cette lumière et ce
mouvement qu’on appelle la mer. De temps en temps, une voile
de pêcheur, ou la fumée rabattue comme un panache sur la
cheminée d’un bateau à vapeur, glissait sur la corde de l’arc que
formait le golfe, et interrompait la monotonie de l’horizon.


III
Les jours ouvriers cette grève était à peu près déserte ; mais
les dimanches elle s’animait de groupes de marins, de portefaix
riches et oisifs et de familles de négociants de la ville qui venaient
se baigner ou s’asseoir entre l’ombre du rivage et le flot. Un
murmure d’hommes, de femmes et d’enfants, heureux du soleil et
du repos, se mêlait aux babillages des vagues légères et minces
comme les lames d’acier poli sur le sable. De nombreux petits
bateaux doublaient à la voile ou à la rame la pointe du cap de
Notre-Dame de la Garde, ombragée de pins maritimes. Ils
traversaient le golfe en rasant la terre, pour aller aborder sur la
côte opposée. On entendait les palpitations de la voile, la cadence
des huit rames, les conversations, les chants, les rires des belles
bouquetières et des marchandes d’oranges de Marseille, filles de
Phocée, amoureuses des golfes, et qui aiment à jouer dans les
écumes de leur élément natal.


IV
A l’exception de la famille patriarcale des Rostand, ces grands
armateurs qui unissent Smyrne, Athènes, la Syrie, l’Égypte à la
France par leurs entreprises, et à qui j’avais dû tous les agréments
de mon premier voyage en Orient ; à l’exception de M. Miége,
agent général de toute notre diplomatie maritime sur la
Méditerranée ; à l’exception de Joseph Autran, ce poëte oriental
qui ne veut pas quitter son horizon parce qu’il préfère son soleil à
la gloire, je connaissais peu de monde à Marseille. Je ne cherchais
pas à connaître, je cherchais l’isolement pour le loisir et le loisir
pour l’étude ; j’écrivais l’histoire d’une révolution sans me douter
qu’une autre révolution regardait déjà par-dessus mon épaule
pour m’arracher les pages à peine terminées, et pour me
permettre un autre drame de la France, non sous la plume, mais
dans la main.


V
Mais Marseille est hospitalière comme sa mer, son port et son
climat. Les belles natures ouvrent les coeurs. Là où sourit le ciel,
l’homme est tenté de sourire aussi. A peine étais-je installé dans
ce faubourg, que les hommes lettrés, les hommes politiques, les
négociants à grandes vues, les jeunes gens qui avaient un écho de
mes anciennes poésies dans l’oreille, les ouvriers même, dont un
grand nombre lit, écrit, étudie, chante, versifie et travaille à la fois
des mains, affluèrent dans ma retraite, mais avec cette réserve
délicate qui est la pudeur et la grâce de l’hospitalité. J’avais les
plaisirs sans les gênes de cet empressement et de cet accueil : mes
matinées à l’étude, mes journées à la solitude et à la mer, mes
soirées à un petit nombre d’amis inconnus, venus de la ville pour
s’entretenir de voyages, de littérature et de commerce.






VI
Ces questions de commerce, Marseille ne les rétrécit pas en
questions de petit trafic, de mesquine épargne et de parcimonie
de capital ; Marseille les voit en grand comme une dilatation et
une expansion du travail français et des matières premières de ce
travail importées ou exportées de l’Europe à l’Asie. Le commerce,
pour les Marseillais, est une diplomatie lucrative, locale et
nationale à la fois. IIy a du patriotisme dans leurs entreprises, de
l’honneur sur leurs pavillo ns, de la po litique dans leurs
cargaisons. Leur commerce est une bataille éternelle qu’ils livrent
à leurs risques et périls sur les flots, pour disputer l’Afrique et
l’Asie aux rivaux de la France, et étendre la patrie et le nom
français sur les continents opposés de la Méditerranée.






VII
Une rencontre inattendue donnait en ce moment une
fermentation morale de plus à ces entretiens sur le commerce à
Marseille. Un grand économiste, dont le nom venait de surgir
nouvellement en France, et qui promettait ce qu’il tient
aujourd’hui, bon sens, courage et conscience, M. Frédéric Bastiat,
était à Marseille. Il y avait été appelé pour y traiter, dans des
réunions publiques, la question du libre échange, cette révolution
du commerce, cette insurrection pacifique de l’intérêt général
contre les monopoles partiels, cette liberté des dix doigts de la
main contre l’arbitraire du travail. M. Bastiat, que je connaissais
de nom et d’oeuvre, vint me voir. Il m’engagea à ces réunions. Je
connaissais ces questions. Je partageais en grande partie ses
opinions sur le libre échange ; je ne différais que sur l’application
plus ou moins rapide et plus ou moins révolutionnaire de ses
théories. Je les voulais lentes, graduées et transformatrices, pour
donner au travail protégé lui-même le temps de se transformer
sans périr. J’assistai à de magnifiques séances où M. Bastiat,
M. Reybaud, les députés, les académiciens, les grands négociants
de Marseille, luttèrent de bon sens et d’éloquence. Je fus amené à
y prendre la parole. On me traita en hôte du pays ; Marseille me
nationalisa par son accueil. Cette belle ville devint une patrie de
reconnaissance pour moi, comme elle était déjà une patrie de mes
yeux. Ces séances accomplies, je repris ma solitude et mon travail
dans mon faubourg.





VIII
Un dimanche, au retour d’une longue course en mer avec
madame de Lamartine, on nous dit qu’une femme, d’un extérieur
modeste et embarrassé, était arrivée par la diligence d’Aix à
Marseille, et qu’elle nous attendait depuis quatre ou cinq heures
dans une petite serre d’orangers qui faisait suite au salon de la
villa sur le jardin. Je laissai madame de Lamartine entrer dans la
maison, et j’entrai dans l’orangerie pour recevoir cette pauvre
étrangère. Je ne connaissais personne à Aix, et j’ignorais
complétement le motif qui pouvait avoir amené cette voyageuse
d’une patience si obstinée à nous attendre toute une demijournée.
En entrant sous l’orangerie, je vis une femme, jeune encore,
d’environ trente-six ou quarante ans. Elle était vêtue en
journalière de peu d’aisance ou de peu de luxe : une robe
d’indienne rayée, déteinte et fanée ; un fichu de coton blanc sur le
cou ; ses cheveux noirs proprement lissés, mais un peu poudrés,
comme ses souliers, de la poussière de la route en été. Ses traits
étaient beaux, gracieux, de cette molle et suave configuration
asiatique qui exclut toute tension des muscles du visage, qui
n’exprime que candeur et qui n’inspire qu’attrait ; de grands yeux
d’un bleu noirâtre, une bouche un peu affaissée aux coins par la
langueur ; un front pur de tout pli comme celui d’un enfant ; les
joues pleines vers le menton et se joignant par des ondulations
toutes féminines à un cou large et un peu renflé au milieu comme
le cou des statues grecques ; un regard qui rappelait le clair de
lune réfléchi dans une vague plutôt que le soleil de son pays ; une
expression de timidité mêlée de confiance dans l’indulgence
d’autrui, émanant de l’abandon de sa propre nature : en tout,
l’image de la bonté, qui la porte dans son attitude comme dans
son coeur, et qui espère la trouve, dans les autres. On voyait que
cette femme, encore agréable, avait dû être très-attrayante dans
sa jeunesse. Elle avait encore ce que le peuple, qui définit tout
sans phrase, appelle le gain de beauté, ce prestige, cet aimant, ce
je ne sais quoi qui fait qu’on attire, qu’on charme et qu’on retient.
Son embarras et sa rougeur devant moi me donnèrent le temps de
la bien regarder et de me sentir moi-même à l’aise, en paix et en
bien-être avec cette inconnue. Je la priai de s’asseoir sur une des
caisses d’oranger recouvertes d’une natte d’Égypte, et, pour l’y
encourager, je m’assis moi-même sur une caisse en face. Elle
rougissait de plus en plus, elle balbutiait, elle passait sa belle
main potelée et un peu massive sur ses yeux. Elle ne savait
évidemment quelle attitude prendre ni par où commencer. Je la
rassurai, et je l’aidai par quelques questions pour lui ouvrir la voie
de l’entretien qu’elle paraissait à la fois désirer et craindre.





IX
« Madame » lui dis-je.
Elle rougit davantage encore.

« Je ne suis pas mariée, monsieur, me dit-elle, je suis fille.
» - Eh bien, mademoiselle, voulez-vous me dire pourquoi
vous êtes venue de si loin, et pourquoi vous avez attendu si
longtemps notre retour pour m’entretenir ? Est-ce que je puis
vous être utile à quelque chose ? Est-ce que vous avez une lettre à
me remettre de la part de quelqu’un de votre pays ?
» - Oh ! mon Dieu, non, monsieur, je n’ai rien à vous
demander, et je me serais bien gardée de me procurer une lettre
des messieurs de mon pays pour vous, ou de laisser connaître
seulement que je venais à Marseille pour vous voir. On m’aurait
prise pour une vaniteuse qui voulait se rendre plus grande qu’elle
n’est en allant s’approcher des hommes qui font du bruit. Oh ! ce
n’est pas cela.
» - Eh bien, alors, que venez-vous me dire ?
» - Mais rien, monsieur !
» - Comment, rien ? Mais rien, cela ne vaut pas la peine de
perdre deux jours pour venir d’Aix à Marseille, ni de m’attendre
ici jusqu’au coucher du soleil, pour retourner demain d’où vous
venez ?

» - C’est pourtant vrai, monsieur ; vous devez me trouver
bien simple. Eh bien, je n’ai rien à vous dire, et je ne voudrais pas
pour un trésor que l’on sût à Aix que je suis venue ici !
» - Mais enfin quelque chose vous a poussée à venir ; vous
n’êtes pas comme ces vagues que vous voyez qui vont et viennent
sans savoir pourquoi. Vous avez une pensée ; vous paraissez
spirituelle et vive ; voyons, cherchez bien, quelle a été votre idée
en prenant une place dans la diligence d’Aix et en vous faisant
conduire à ma porte ?

» - Eh bien, monsieur, dit-elle en passant ses deux mains sur
ses joues comme pour en faire disparaître la rougeur et
l’embarras, et en rejetant ses belles boucles de cheveux noirs
humides de sueur derrière son cou, c’est vrai, j’avais une idée, une
idée qui ne me laissait pas dormir depuis huit jours. Je me suis
dit : « Reine ! il faut te contenter ! tu ne diras rien à personne, tu
fermeras ta boutique le samedi soir de bonne heure, tu prendras
la diligence de nuit, tu passeras le dimanche à Marseille, tu iras
voir ce monsieur, tu repartiras pour Aix le dimanche soir, tu seras
le lundi matin à ton ouvrage, et tout sera fini ; tu te seras
contentée une fois dans ta vie, sans que tes voisins ou voisines se
doutent seulement que tu es sortie de la rue ou du Cours. »

********

XVII
» - Vous êtes donc quelquefois triste ? lui demandai-je avec
un véritable intérêt.
» - Pas souvent, monsieur ; grâce à Dieu, je suis de bonne
humeur ; mais, enfin, tout le monde a ses peines, surtout quand
on n’a ni parent, ni famille, ni mari, ni enfants, ni nièce autour de
soi, et qu’on remonte le soir toute seule dans sa chambre pour se
réveiller toute seule le matin, et n’entendre que les pattes de son
oiseau sur les bâtons de sa cage ! Encore s’ils ne mouraient pas,
monsieur ! s’ils étaient comme les perruches ou les perroquets
qu’on voit sur le quai du port, à Marseille, et qui vivent, à.ce qu’on
dit, cent et un ans, on serait sûr de ne pas manquer de compagnie
jusqu’à la fin de ses jours ! Mais vous vous y attachez, et puis cela
meurt ; un beau matin vous vous réveillez et vous n’entendez plus
chanter votre ami près de la fenêtre ; vous l’appelez des lèvres, il
ne répond pas ; vous sortez du lit, vous courez pieds nus vers la
cage, et qu’est-ce que vous voyez ? Une pauvre petite bête, la tête
couchée sur le plancher, le bec ouvert, les yeux fermés, les pattes
roides et les ailes étendues dans sa pauvre prison ! Adieu ! tout
est fini ! Plus de joie, plus de chansons, plus d’amitié dans la
chambre ; plus personne qui vous fête quand vous rentrez ! Ah !
c’est bien triste, monsieur, croyez-moi ! »
Et elle refoula deux larmes qui se formaient sous sa paupière.
« Vous pensez à votre chardonneret, mademoiselle Reine ?
lui dis-je.
» - Hélas ! oui, monsieur, dit-elle avec honte, j’y pense
toujours depuis que je l’ai perdu comme cela. Quand on n’a pas
beaucoup d’amis, voyez-vous, on tient au peu que le bon Dieu
nous en laisse ! Celui-là m’aimait tant ! Nous nous parlions tant ;
nous nous fêtions tant tous les deux ! Ah ! on dit que les bêtes
n’ont pas d’âme ! Je ne veux pas offenser le bon Dieu ; mais si
mon pauvre oiseau n’avait pas d’âme, avec quoi donc m’aurait-il
tant aimée ? avec les plumes ou avec les pattes pout-être ? Bah !
bah ! laissons dire les savants ; j’espère bien qu’il y aura des
arbres et, des oiseaux en paradis, et je ne crois pas faire mal pour
cela encore. Est-ce que le bon Dieu est un trompeur ? Est-ce qu’il
nous ferait aimer ce qui ne serait que mort et illusion ?
» - Est-ce que vous n’avez rien écrit, Reine, sur ce chagrin,
qui paraît vous serrer le coeur ?
» - Si, monsieur ; pas plus tard que dimanche dernier, en
regardant sa cage vide et le mouron séché qui y pendait encore, et
en me sentant pleurer, je nie suis mise à lui écrire des vers, à mon
pauvre chardonneret, comme s’il avait été là pour les entendre.
Mais je n’ai pas pu les finir, cela me faisait trop de mal.
» - Dites-moi ces vers, ou du moins ceux dont vous vous
souvenez, ici, là, peu importe, c’est le sentiment que j’en veux, ce
ne sont pas les rimes. »
Elle chercha un moment dans sa mémoire, puis elle dit d’une
voix émue et caressante, comme si elle avait parlé à l’oiseau luimême:

VERS A MON CHARDONNERET
Toi dont mon seul regard faisait frissonner l’aile,
Qui m’égayais par ton babil,
Hélasl te voilà sourd à ma voix qui t’appelle,
Cher oiseau ! la saison cruelle
De ta vie a tranché le fil !
Ne crains pas que l’oubli chez les morts t’accompagne,
O toi le plus doux des oiseaux !
Tu fus pendant six ans ma fidèle compagne,
Oubliant pour moi la campagne,
Ta mère et ton nid de roseaux !
Moi je fus avec toi si vite accoutumée !
Nos jeux étaient mon seul loisir ;
Lorsque tu me voyais dans ma chambre enfermée,
Tu chantais. A ta voix aimée,
Mon ennui devenait plaisir !
Dans ta captivité je semblais te suffire,
Tu comprenais mes pas, ma voix,
Mon nom même, en ton chant tu savais me le dire ;
Dès que tu me voyais sourire,
Tu le gazouillais mille fois !
Oh ! notre vie à deux ! quelle était douce et pure !
Oh ! qu’ensemble nous étions bien !
Le peu qu’il nous fallait pour notre nourriture,
Je le gagnais à la couture ;
Je pensais : « Mon pain est le sien ! »
Je variais tes grains ; puis en forme de gerbe
Cueillie au bord des champs d’été,
Tu me voyais suspendre à ta cage superbe
Un coeur de laitue, un brin d’herbe
Entre les barreaux becqueté !
Que ne peux-tu savoir combien je te regrette !
Hélas ! ce fut à pareil jour
Que tu vins par ton vol égayer ma chambrette,
Où maintenant je te regrette
Seule sans cette ombre d’amour !
Et cela finissait par deux ou trois strophes plus tristes encore,
et par un espoir de revoir au ciel son oiseau enseveli pieusement
par elle, dans une caisse de rosier, sur sa fenêtre, fleur qui
inspirait tous les ans au chardonneret ses plus joyeuses et ses plus
amoureuses chansons. Je regrette de les avoir égarées en quittant
Marseille.

******************

Source: http://www.poesies.net

LE SABLE ET L'EAU OU L'OASIS.
DÉDIE AUX MARIAGES QUI DEVIENNENT AMOUR

"OMBRE ET POUSSIÈRE AVEC FORCE ET HONNEUR
ENGENDRE; L'HORIZON ET LA NATURE EST
LA CONSCIENCE DU VERBE ET DE LA RÉPUBLIQUE:
MON SEPTIÈME JOUR ET DU 8 à HUIT."CRIE YAHVÉ.

"LE PEUPLE PORTE LE VENTRE DE LA CONSCIENCE,
GÉMIT MARIE-MADELEINE:
MON CŒUR, MON ÂME ET MA SOLITUDE; AI JE
DROIT DE PORTER JUGEMENT".

SILENCE FAIT APPARAITRE LA SUEUR DU SABLE.
TOUT TRANSPIRE DANS YAHVÉ. J'AI HUMEUR
DE PLUIE ET ASPECT DE CHACAL, CAR JE PORTE
MON REGARD SUR LES CIEUX, YAHVÉ". DIT TAY

"OMBRE ET POUSSIÈRE AVEC FORCE ET HONNEUR
ENGENDRE LIBERTÉ DU REGARD ET D'AMOUR:
LA CONSCIENCE DU VERBE ET DE LA RÉPUBLIQUE"
CRIE YAHVÉ VERS LA LUEUR DES PHARES DU VENT.

"MÉMOIRES ET SOUFFLE PORTENT LA CLAMEUR ET
LE CHAGRIN DU SANG. IL RESPIRE LE TEMPS; ICI.
JE SUIS DE CEUX QUI CROIT EN LA FIERTÉ; "LUIE"
LE SOUVENIR DU CHAGRIN ESPÉRÉ, RÉPUBLIQUE."

ECRIT DE
TAY LA CHOUETTE EFFRAIE
OU
CITOYEN TIGNARD YANIS
ALIAS
DARK OBSCUR LE PHOTOGRAPHE

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